Khora
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Apparence – Minéral
Extrait de l’exposition du 7 octobre au 22 décembre 2019
Sculpture
Que ce soit au moyen de ses sculptures soclées ou, comme nous pouvons le découvrir ici à la GALERIE 48, au moyen de ses tableaux sculptures, le travail de Frédérique Jeantet est, plastiquement, poétiquement et sémantiquement relié au règne du minéral. Son œuvre, en effet, constitue véritablement une géologie esthétique sensible mise constamment en variations formelles et rythmiques. C’est de cette géologie spéciale que nous parviennent les intensités d’un monde minéral multiple. Il est porté dynamiquement dans ses métamorphoses par la puissance des forces plastiques qui nous le donnent à saisir et à éprouver en tant qu’émotions et sensations. Ce degré intense de minéralité est atteint par le carton, qui est le matériau d’élection de Frédérique Jeantet. Elle triomphe plastiquement de ce paradoxe par l’efficacité de son minutieux et précis travail manuel allié ponctuellement à la technologie : découpage laser, traitement des résines. C’est en fonction de ce protocole plastique que le carton, désormais solide et dur, prend des consistances de pierres et de roches. C’est ainsi qu’il devient minéral, dans la richesse des textures de ses surfaces striées fondamentalement ouvertes et contenant en elles les strates du temps. Surfaces en reliefs parfois ondulatoires, comme sur les deux grands formats noirs anthracite, quand les colonnes parallèlement obliques s’enroulent dans l’obscurité de leur nuit de falaise fissurée pour épouser la monochromie subtile et nuancée captant et propulsant simultanément la lumière. Chacun peut donc percevoir et sentir le minéral à travers des effets de basalte, de granit, de silex, de schiste ou bien encore de lave volcanique. Mais, dans la mesure où le carton devient minéral dans la réalité plastique de cette géologie esthétique, il outrepasse le niveau des rapports métaphoriques, car cette géologie réelle et imaginaire produit, sous les conditions stylistiques de Frédérique Jeantet, une géologie de la terre et de l’humain. L’artiste capte les données humaines des affects, des émotions, des sentiments pour les exprimer dans les rythmes et les formes du minéral. Aussi, si nous prenons en exemple Rythmique des failles, on comprend que ces failles ne sont pas seulement celles des profondeurs terrestres lorsqu’une force souterraine traverse les roches magmatiques et fissure la surface des sols, mais ce sont également les failles des profondeurs humaines qui traversent et ébranlent les esprits, les cœurs et les corps, faisant frémir la peau. C’est pourquoi chaque action plastique est à penser et ressentir comme le mouvement d’une émotion, d’un affect, d’un sentiment, comme un mouvement de l’âme. Ainsi Frédérique Jeantet nous indique qu’il y a dans tout être humain des paysages émotionnels repliés sur leurs secrets, et que seul le champ artistique peut dévoiler.
Joël Couve, octobre 2019
Née en 1955 à Lyon en France, vit et travaille à Lyon.
École de dessins textiles « Le Petit Collège » à Lyon
Cours du soir des Beaux Arts de Lyon en section dessin et plâtre.
| 2017 | Prix de la critique au Arte Salerno 2017, Italie |
| 2019 | “Apparence – Minéral” GALERIE 48, Lyon, France |
| “Otrateo Imaginaireo” Exposition personnelle | |
| Magreen Gallery, Rapallo, Italie | |
| 2018 | Brick Lane Gallery, Londre, Royaume-Uni |
| 2017 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| Le 57eme Biennale de Venise, au Pavillon du Guatemala, Italie | |
| Arte Salerno 2017, Salerne, Italie | |
| Art Expo (Galerie Le Soleil sur la place), Chambéry, France | |
| 2016 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| Artelys 2016, Biennale art contemporain, Bourg en Bresse, France | |
| Exposition Prieuré de Manthes, Drôme, France | |
| Galerie Le Soleil sur la place, Lyon | |
| Art Karlsruhe, Foire internationale d’art contemporain (Galerie GNG, Paris), Karlsruhe, Allemagne | |
| 2015 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| 2013 | Galerie de l’impasse, Lyon |
Gentle Waves
Hiromi Kuboi – Jane Norbury – Tatsuhiro Suizu
Extrait de l’exposition du 25 mai au 15 juin 2024
Accrochage de Printemps
Extrait de l’exposition collective du 16 mai au 29 juin 2019
Ma première visite en France a eu lieu en septembre 2019 en tant qu’artiste participante à un programme d’échange culturel franco-japonais. J’ai séjourné à Lyon, Chamonix-Mont-Blanc et Annecy. Le bleu profond et clair du ciel qui merveilleusement enrobait les paysages urbains historiques ; le bleu des lacs remplis d’eau qui faisait partie de la vie quotidienne. Les bleus chatoyants de la France toujours m’empoignent dans mes souvenirs de ce voyage qui ne peut s’estomper.
Je suis une artiste qui utilise la technique de peinture traditionnelle japonaise “Nihonga”. Je peins la beauté qui réside dans toutes les choses à l’aide de matériaux de peinture naturels tels que les pigments minéraux broyés. Les délicates particules chatoyantes propres aux pigments minéraux conservent leur beauté inchangée, même après 100 ans.
Dans cette exposition, le bleu de la France, toujours présent dans mon esprit, est représenté par le pigment “bleu Gunjô” particulièrement apprécié de nombreux peintres japonais.J’ai mis tout mon cœur dans chaque coup de pinceau, dans l’espoir de créer un monde où vous pourrez goûter une paix profonde, même à notre époque. J’espère que vous apprécierez mes œuvres.
Hiromi KUBOI
Avril 2024
Née à Tochigi, Japon en 1984, vit et travaille à Tokyo
| 2015 | Doctorat en peinture japonaise de l’Université des arts de Tokyo |
| 2013 | Master en peinture japonaise de l’Université des arts de Tokyo | 2010 | Licence en peinture japonaise de l’Université des arts de Tokyo |
| 2025 | “Voix des fleurs” SOGO Chiba art gallery, Chiba, Japon. |
| “Fragments de mémoire” Galerie Nishimura, Utsunomiya, Japon. | |
| 2024 | “Gentle waves” GALERIE 48, Brignais, France. |
| 2023 | ”12 langages des fleurs” SOGO Hiroshima Art gallery, Hiroshima, Japon. |
| 2022 | ”Enfants du pays des couronnes en fleurs”, Matsuzakaya Nagoya Art gallery, Nagoya,Japon. |
| 2022 | ”Fête blanche” SEIBU Ikebukuro Art gallery, Tokyo. |
| 2021 | “Succession de saisons” Nichimura Gallery, Utsunomiya,Japon. |
| 2020 | ”Bouquet” SOGO Chiba Art gallery, Chiba, Japon. |
| “12 animaux du zodiaque chinois” IMAMIYA-jinja (Sanctuaire Shinto) Tochigi. | |
| 2019 | ”Nostargia” SOGO Omiya Art gallery, Omiya, Japon. |
| 2018 | ”Hiromi Kuboi” Nishimura Gallery, Utsunomiya, Japon. |
| 2017 | ”Hiromi Kuboi” Galerie TOMO, Tokyo. |
| 2016 | ”Mon jardin miniature” Nihombashi MITSUKOSHI Art gallery, Tokyo. |
| 2015 | ”Jardin de prière” Matsuzakaya Art gallery, Nagoya et Tokyo. |
| 2013 | ”L’espoir 47ème Hiromi Kuboi” Ginza Suregadai Galley, Tokyo. |
| 2026 | “Sélection de chefs-d’œuvre de l’art contemporain I”, Musée Adachi, Shimané, Japon. |
| 2025 | “Exposition d’artistes émergents” Art gallery DAIMARU Tokyo, Art gallery DAIMARU Shinsaibashi, Osaka. |
| 110ᵉ Exposition Saikōin, Musée Métropolitain de Tokyo. | |
| 2023 | “Sakura et fleurs de quatre saisons”, Toyokawa City Sakuragaoka Museum, Aichi, Japon. |
| 2023 | ”Sakura” Sakura City Museum, Tochigi, Japon. |
| 2023 | “Artistes des futurs tendances” DAIMARU Tokyo et DAIMARU Shinsaibashi Art Gallery, Matsuzakaya Ueno Art Gallery Tokyo. |
| 2023 | “Collection du Musée, Beaux lieux du monde et du Japon” Sakura-city Museum, Tochigi. |
| 2021 | “Jeunes peintres de l’avenir” DAIMARU Art gallery, Matsuzakaya Art gallery, Tokyo. |
| 2019 | Japonismes 2018 “Tradition et transmission” Médiathèque de Chamonix-Mont-Blanc, France. |
| ”Collection du musée” Musée de la ville de SAKURA, Tochigi. | |
| “Accrochage de printemps” GALERIE 48, Lyon, France. | |
| 2018 | Yamatane Museum of Art NIHONGA AWARD : Seed 2016, Yamatane Museum of Art, Tokyo. |
| 2018 | ”Tradition et transmission-160ème anniversaire des relations entre la France et le Japon” Hôtel de ville de Lyon et de St Etienne, Mairie du 3ème Lyon. Projet d’échange culturel franco-japonais. |
| 2015 | (-ʼ18) SHÔ NO KAI, Ginza Surugadai Gallery, Tokyo. |
| 2013 | sélectionnée par le 68eme INTEN* Printemps, Institut d’art du Japon, Tokyo. |
| MUKYU NO KAI, Nihombashi MITSUKOSHI Art gallery, Tokyo. | |
| (-ʼ20) YUGA NO KAI, SEIBU Ikebukuro Art gallery, Tokyo. | |
| 2012 | sélectionnée par le 97eme INTEN* Saiko, Institut d’art du Japon. |
| ”Jeunes peintres qui dirigeront la prochaine”(ʼ14 et ʼ19) Nihombashi MISTUKOSHI Art gallery, Tokyo. | |
| SAN NO KAI, Matsuzakaya Art gallery, Tokyo. | |
| Matsuzakaya Art gallery, Nagoya, Tokyo. |
*INTEN : Exposition et Concours historique de peinture japonaise après sélection préliminaire organisé par l’Institut d’art du Japon.
| 2024 | 79eme Prix d’encouragement INTEN Printemps, Institut d’art du Japon, Tokyo |
| 2024 | 15eme Prix du Musée d’Art Adachi du printemps au INTEN Printemps, Tokyo |
| 2021 | Prix du président de “Japan women’s association for rehabilitation aid” YUGA NO KAI, Tokyo |
Portrait de la terre des hommes
Extrait de l’exposition du 3 février au 2 mars 2024
Pour sa première exposition en Europe, le photographe japonais Kentaro Kumon a accepté l’invitation de la directrice Mari Katagiri d’exposer un aperçu de son travail axé sur le paysage et ses modifications humaines à Lyon. Installée depuis 2012 rue Burdeau, la Galerie 48 est devenue, en octobre dernier, un lieu nomade investissant un lieu différent pour chaque exposition. Jusqu’au 2 mars sa résidence temporaire se trouve au 6 rue Vauzelles, dans le haut des Pentes de la Croix-Rousse, accueillant le travail de Kentaro Kumon pour sa première exposition en Europe.
“Paysage naturel et travail anthropique”
Plus de quarante clichés instaurent un dialogue raffiné avec une face peu connue de l’empire du Soleil Levant. Portées par un chromatisme sensible et un lyrisme raffiné, les photographies de Kentaro Kumon consignent des fragments d’un quotidien lourd et répétitif, ponctué par des rythmes naturels et les besoins du marché.
Dans l’extraordinaire silence qui habite les images, surgissent des gestes anciens et communs, liés par l’appartenance au monde de l’agriculture et de la pêche. La relation sans intermédiaire avec la terre et l’eau délimite la culture d’un travail qui sous-tend la chaîne alimentaire.
Le regard de Kumon se pose ainsi sur les femmes et les hommes appartenant au secteur primaire, ce qui renvoie l’être humain à l’origine de la civilisation sédentaire. La nature, belle et puissante, se plie aux besoins humains à travers une domestication qui, bien que rationalisée selon les principes du capitalisme, montre ses limites et ses failles.
Les usines et les ports abandonnés, joints aux aléas des saisons, invalident une production que l’on voudrait efficiente et parfaite. Dans ces contrepoints surgissent ainsi les gestes et les visages d’une humanité qui résiste malgré tout, interrogeant directement la nature pour sonder sa disponibilité. Comme ces vieilles dames de la ville balnéaire de Wajima qui, pour prendre la décision de récolter ou non des algues, répondent candidement « Demandons à la mer ».
Fabrizio MIGLIORATI
février 2024
Né en 1981 à Hyogo, vit et travaille à Tokyo, Japon
Photographe. II est l’un des photographes les plus actifs de Tokyo. Il travaille dans les magazines et la publicité japonais et parallèlement, il produit ses propres œuvres tant aux pays national et international. En 2012, il a remporté le « Prix de nouveau venu de l’année » par Japan Photographic Association pour son essai photo « La boutique de Goma ». Puis, il s’est orienté vers le thème du secteur primaire – l’exploitation japonaise des ressources naturelles : agriculture, pêche et artisanat – vis-à-vis de la vie humaine et de la terre.
Ces dernières années, il enchaine expositions et livres : Laboureurs”(2016), des photographies de paysages agricoles à travers le Japon ; “La rivière Koyomi”(2019), qui explore la relation entre les hommes et les rivières ; et “Lumières de péninsules(2020)” présentant la diversité des paysages, des cultures et des modes de vie des péninsules du Japon. Son œuvre la plus récente est “L’ile endormie”(2022), une série de photographies d’îles désertées, de la mer intérieure de Seto
| 2024 | “Prix d’artiste” : prix attribue a l’artiste qui présente des œuvres exceptionnelles dans la duree et influence le monde de la photographie japonaise, par The Photographic Society of Japan. Tokyo | 2012 | “Prix du nouveau venu” par The Photographic Society of Japan pour “La boutique de Goma”. Japan |
| 2024 | “Portrait de la terre des hommes” GALERIE 48, Lyon, France |
| 2023 | “Portrait de la Terre” Fugensha gallery, Tokyo, Japan |
| “Laboureurs” Gallery Tohsei, Tokyo, Japon | |
| 2022 | “L’ile endormie” Spiral (Wacole Art Center) Tokyo |
| 2021 | “Voisinages” MYD Gallery, Tokyo |
| “Lumières de péninsules” Slope Gallery, Tokyo | |
| 2020 | “Chère terre, chère lumière” MYD Gallery, Tokyo |
| 2019 | “La rivière Koyomi” CANON GALLERY, Ginza-Tokyo, Osaka |
| “Vallée, la rivière” Jam Photo Gallery, Tokyo | |
| “Histoire de la terre” Emon Photo Gallery, Tokyo | |
| 2018 | “Compassion” Espace KUU, Tokyo |
| 2017 | “Les roses de Monsieur EI” Pictorico Shop&Gallery, Tokyo |
| “Laboureurs” AiDEM PHOTO GALLERY Sirius, Tokyo | |
| 2016-17 | “Laboureurs” Photo gallery blue hole, Tokyo |
| 2016 | “EOS5D Mark IV – Special exhibition” exposition collective, CANON GALLERY, Ginza-Tokyo,Osaka, Sendai,Fukuoka,Sapporo |
| “Laboureurs” CANON GALLERY S, Shinagawa-Tokyo | |
| 2014 | “FÓOTKAT- Laverie dans la rue” Hasselblad Japon Gallery, Tokyo |
| 2012 | “March 2011, Rio de Janeiro” Ambassade du Brésil au Japon |
| 2011 | “PORTRAIT” exposition collective, Emon Photo Gallery, Tokyo |
| “La boutique de Goma” CANON GALLERY, Ginza-Tokyo, Osaka, Sendai, Fukuoka | |
| “BANEPA – Népal” Emon Photo Gallery, Tokyo | |
| 2010 | “BANEPA – Népal” 72GALLERY, Kobe, Japon |
| 2009 | “Graphitch” Emon Photo Gallery, Tokyo |
| 2006 | “Terres de fleurs” Minatomachi Mariken Gallery, Tokyo |
| 2004 | “Entre bonheur et bonheur” Setagaya Lifestyle Arts Center, Tokyo |
| 2023 | “L’ile endormie” éditions Kehrer, Allemagne | |
| 2020 | “Lumières de péninsules” éditions Heibonsha, Japon | |
| 2019 | “La rivière Koyomi” éditions Heibonsha, Japon | |
| “Histoire de la terre” éditions Toseisha, Japon | ||
| 2017 | “Les roses de Monsieur Ei” éditions Isekobo, Japon | |
| 2016 | “Laboureurs” éditions Heibonsha,Tokyo, Japon | |
| 2010 | “Banepa – Népal a la rencontre d‘une ville” éditions Seikyusha, Japon | |
| “La boutique de Goma – depuis Banepa Népal” éditions Kaisei-sha, Japon | ||
| 2007 | “Adorées – Enfants dans le village de Caucot” Népal” éditions Kaisei-sha, Japon | |
| 2006 | “Terres de fleurs” éditions Toho shuppansha, Japon |
ITINERANCES – Sculptures
Extrait de l’exposition du 23 mai au 6 juillet 2013
Elles sont mutines et danseuses. Légères, séduisantes et aguicheuses. Leurs mouvements les élèvent au-dessus d’elles-mêmes. Elles font les belles. S’élancent comme des flammes. S’enroulent en l’air comme des fumées. Elles ne sont pas posées, mais émergent. Elles tiennent de la naissance de Vénus. Elles haussent le cou, et se poussent du coude. Avec leurs hanches tournoyantes, leurs seins et leurs nez pointus, elles incarnent un défi à la pesanteur. Une audace gracieuse. Il en est qui s’affolent. D’autres qui voltigent, tanguent, gambadent et gaminent. Qui coquettent de l’œil. Qui caquètent, froufroutent et cancanent. Elles sont poseuses, bêcheuses… Elles sont gourdes, pécores, précieuses, étonnées, ahuries, échevelées… Mais aussi effarouchées, maniérées, sautillantes, ravies, entraîneuses et entraînées… Elles grimacent, gambergent, singent et font mille simagrées. Elles peuvent se pâmer comme s’avouer paumées. Parfois elles se tiennent, et parfois se maintiennent, se retiennent, se contraignent… Il se trouve quelques gars parmi elles. J’ai oublié de dire qu’il s’agit des sculptures de Marion de La Fontaine, faites pour partie de céramiques, et pour partie d’objets de récupération – surtout des bois flottés dont la mer a roulé les bosses, et de débris métalliques transformés en dentelles de rouille. Non contentes de charmer notre regard et de l’intriguer, ces sculptures nous chuchotent des secrets millénaires sur l’usure et la grâce… le temps qui passe et transforme… notre besoin de prendre appui sur autre que soi-même… le vertige d’exister de façon incertaine et fugitive… le féminin tendance félin…
Béatrice Nodé-Langlois
Née en 1962 à Lyon, France. Vit et travaille à Montpellier.
1981-1985 Diplômée de l’Union Centrale des Arts Décoratifs à Paris.
Graphiste pendant 20 ans. Formée à la sculpture. Elle extrait de la terre des femmes, des lutins, des arbres… de grands personnages colorés naissent aussi à partir de matériaux divers. Anime des ateliers et des stages d’arts créatifs et de sculpture.
Apparence – Minéral
Extrait de l’exposition du 7 octobre au 22 décembre 2019
Photographie
Le 250ème de seconde combiné aux angles et aux ombres organisent l’instant sublime d’une combinaison magique et révèle certaines coïncidences.
Ma recherche vient d’une balade infinie, de moments uniques saisis aux passages de situations éphémères. Ma photographie est faite de belles rencontres, entre autres celle de Robert Delpire, montreur d’images, à qui je voue une perpétuelle reconnaissance. Il est ma référence et mon chef d’orchestre dans son rôle essentiel de promoteur de la photographie.
Venez me retrouver dans mon étonnement et ma poursuite du banal sans exotisme.
Bon voyage…
Bernard LAURENT, Octobre 2019
Bernard Laurent nous emmène en noir et blanc, dans un univers onirique créatif particulier, stylisé et troublant à travers un langage photographique qui lui appartient. La précision géométrique de ses cadrages et sa passion pour les jeux d’ombres lui permettent de gommer l’inutile. Sa photographie résume son parcours. Nous assistons à une recherche surréaliste aux limites des apparences, pour nous laisser une trace d’endroits silencieux et de moments éphémères. La violence et la profondeur des contrastes noir et blanc constituent sa signature visuelle.
Vincent Mastroianni
Née en 1948 à Lyon en France, vit et travaille à Lyon.
| 1970 | Suite à un enseignement photographique à l’École de Genève en Suisse il s’installe à Paris comme assistant d’un photographe publicitaire du studio Jean Jacques Liegois, puis assistant de plateau freelance au Studio 44 pour la presse magazine : Elle, Marie-Claire, Vogue. |
| Rencontre avec l’éditeur Robert Delpire. | |
| 1970 – 1972 | Travaille en free-lance pour les photographes, Agnès Varda, Claude Guillaumin, Helmut Newton, Jaques Olivard, Guy Bourdin et d’autres qui l’amènent à progresser de façon déterminante pour la suite de son parcours de photographe. |
| 1976 | Ouvre à Lyon un studio de prises de vues de mode et publicitaires. |
| Débute son propre travail d’auteur avec la série « Défigurations ». | |
| 1985 | Enseigne la photographie à l’école MJM. |
| 1991 – 2012 | Ouvre à nouveau à Lyon, un studio de photographie d’architecture et de photographie aérienne. |
| 2012 – 2017 | Travaille dans une société pour des reportages aériens et d’architecture. |
| 2017- | Réalise sa photographie d’auteur lors de nombreux voyages à l’étranger. |
| 2019 | séries « Apparence » et « Coïncident » GALERIE 48, Lyon |
| 2013 | série « Angles de vues » Galerie L’œil Écoute, Lyon |
| 1988 | Artiste invité, Centre culturel Le Parvis, Tarbes |
| 1985 | série « Ouverture » au Festival Les Boutographies, Montpellier |
| 1981 | série « Défigurations » Salle Michel Tournier, École d’Arles, Arles |
Jardins électriques
Extrait de l’exposition du 17 mai au 30 juin 2018
Extrait de l’exposition du 4 septembre au 31 octobre 2014
Écriture à hauts risques qui sait affronter le vide. Qui navigue sur les profonds remous de l’affectivité centrale, et nage lentement au cœur des renaissances invisibles, au fond du marécage archaïque. II n’y a ni passé ni avenir, mais le présent discontinu de la création. Sandra Martagex, inventive, sidérante et poignante, vagabonde dans les désordres corporels.
Christian Noorbergen
Mai 2018
Née à Paris en 1967, vit et travaille à Paris.
| 1984 – 86 | École d’arts graphiques CORVISART |
| 1986 – 87 | Académie CHARPENTIER |
| 1987 – 92 | École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, diplômée avec félicitations du jury |
| 1993 | Rijks akademie, Amsterdam, bourse d’étude |
| 2017 | Résidence à Longzhou, Association France-Chine, Invitée par les autorités du District de Longzhou, Province du Guangxi, Chine |
| 2016 | Résidence à Tucheng, Association France-Chine, Invitée par la ville de Zunyi, Province du Guizhou, Chine |
| 2018 | “Jardins électriques”, GALERIE 48, Lyon |
| 2015 | Parcours d’art cosmopolite, Association WAC, Drôme Provençale |
| Le Quai, Pont de Baret, Drôme | |
| 2014 | GALERIE 48, Lyon |
| Nouvelle Médiathèque Pablo Neruda, Malakoff | |
| 2013 | août-sept. “Autour du Désir”, MODERNISM Inc. San Francisco, État-Unis |
| 2010 | “Forêts intimes”, Galerie Frédéric MOISAN, Paris |
| 2009 | Au sein de l’exposition “Maternité “au réfectoire des Cordeliers, Université Paris Descartes, Paris |
| 2007 | Galerie BRISSOT & LINZ, Paris |
| 2001 | “D’amour et de mort”, Musée-Bibliothèque François Pétrarque, Fontaine de Vaucluse |
| 1997 | Galerie Alain MARGARON, Paris |
| Bibliothèque Pablo Neruda, Malakoff | |
| 1995 | Chapelle des jésuites de Chaumont, Haute-Marne |
| Galerie Alain MARGARON, Paris | |
| MODERNISM Inc. Gallery, San Francisco, État-Unis | |
| 1994 | Galerie CROUS – Beaux-Arts, Paris |
| 2018 | Salo VI, Salon de dessin érotique, Paris |
| “Fantasme”avec la revue Éditions Joie Panique, Libraire La Régulière, Paris | |
| 2017 | Musée des minorités ethniques, Nanning, Province du Guangxi, Chine |
| 2016 | “MASCARADE”, Parc Thermal du Fayet, Haute-Savoie |
| 2015 | Galerie Frédéric MOISAN, Paris |
| Salon “Art Paris-Art Fair”, Grand Palais, Galerie Frédéric MOISAN, Paris | |
| “Promenades de J.D.J.”, 6ème Biennale de Lyon, Hors Normes, MAPRA | |
| 2014 | Salon “Downtown Fair”, MODERNISM Inc. New York, État-Unis |
| 2013 | Salon “Les Hivernale”, Palais des Congres de Montreuil, Paris |
| nov-déc. “Autour du Désir”, MODERNISM Inc. Gallery, San Francisco | |
| Salon “Art Miami”, MODERNISM Inc. Gallery, Miami, État-Unis | |
| 2011 | “Chercher l’homme”, Espace Paul Ricard, Paris |
| “Chercher l’homme”, Espace Mode Méditerranée, Marseille | |
| 1997 | 4e Biennale d’art contemporain de Lyon, Palais Bondy, Galerie Chomarat |
| 1993 | Exposition des élèves diplômés de l’E.N.S.B.A., Premier Prix Rocheron |
| Musée-Bibliothèque François PETRARQUE, 11 Dessins pour « Le triomphe de la mort » |
| The Museum – Arkansas Art Center, Little Rock, États-Unis |
| Nouveau Musée de TUCHENG, Chine |
| District de Zunyi, Province du Guizhou, Chine |
| District de Longzhou, Province du Guangxi, Chine |
Résonance de la 15ème Biennale d’art contemporain de Lyon
Exposition du 18 septembre au 5 octobre 2019 au loft 4.40 a Lyon
Takesada MATSUTANI au Centre Pompidou a Paris du 25 juin au 23 septembre 2019
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Dialogue d’artistes, Paris-Ôsaka, Ôsaka-Paris
Extrait de l’exposition du 8 septembre au 27 octobre 2018 – Gravures
Matsutani Takesada se forme d’abord à la peinture traditionnelle japonaise Nihonga mais développe rapidement un intérêt pour l’art abstrait. Eminent représentant de l’art contemporain japonais, il fait partie du groupe d’avant-garde GUTAI.
Le travail créatif de Matsutani explore des techniques variées, notamment avec une utilisation unique de la colle vinylique et du graphite, les outils de prédilection de l’artiste, ou la conception d’installations monumentales et de performances. Mais la pratique de l’estampe est restée au fil des années l’un des domaines favoris de Matsutani, et a également donné lieu à des collaborations régulières avec des éditeurs et auteurs pour la production de livres d’artistes.
GUTAI était un groupe d’avant-garde formé en 1954 dans la région du Kansai, dont Osaka est la capitale par un ensemble de jeunes artistes. L’association était dirigée par le peintre pionnier de l’art abstrait Jirô Yoshihara (elle a été dissoute en 1972). Le nom “Gutai” était destiné à “présenter des preuves concrètes que notre esprit est libre”. La signification littérale du mot “gutai” est “concret”. Yoshihara exigeait sans relâche des membres un art n’ayant jamais existé et de nature abstraite. Il a organisé de nombreuses expositions et événements dans des parcs, sur scène et même dans le ciel. Les artistes ont réagi en produisant une succession d’œuvres créatives et innovantes enracinées empreintes d’idées fantastiques. Bien que les activités des artistes aient été, à l’époque, largement ignorées au Japon, le groupe a été acclamé à l’étranger et le nom « GUTAI » a été largement reconnu dans le monde de l’art occidental à la fin des années 50.
GALERIE 48
Né à Osaka, Japon en 1937, vit et travaille à Paris, France.
| 1954 | Entre dans la classe de peinture japonaise (Nihonga) de l’École Municipal des arts de l’artisanat d’Osaka |
| années 50 | Une tuberculose le contraint à arrêter l’école. Il étudie en autodidacte |
| 1960 | Commence à participer aux expositions de Gutai |
| 1963 | Invité à devenir membre de Gutai |
| Part pour la France grâce à une bourse, le Grand Prix de l’Institut Franco-Japonais et du journal Mainichi, donnant droit à une subvention du gouvernement français | |
| 1967 | Entre dans l’Atelier 17, atelier de gravure et Eaux-fortes de Stanley William Hayter à Paris. Devient l’assistant de Hayter |
| 1970 | Rejoint l’atelier de sérigraphie créé par son épouse Kate Van Houten et leur amie Lorna Taylor |
| 1960 – 1967 | Gutai : Matsutani couvre des toiles aux volumes organiques impressionnants et sensuels, faits d’adhésif vinylique gonflé |
| 1968 – 1978 | Hard Edge : Matsutani expérimente la gravure et la peinture avec des formes clairement définies, des lignes et des couleurs vives sur des surfaces plates. Ces travaux s’étendent sur une échelle immense du plus grand au plus petit |
| 1976 – présent | Graphite : À partir des années 1980, Matsutani se concentre sur le noir et blanc en revenant à des volumes d’adhésif vinylique recouvert de coups de crayon au graphite. Il travaille sur de grandes surfaces : le geste créatif devient une performance |
Matsutani participe à toutes les expositions du groupe de Gutai du 1960 au 1972.
Depuis sa première exposition personnelle en 1963 à Osaka, Japon, il entreprend une carrière internationale qui lui vaut un grand renom. Ses peintures sont représentées aujourd’hui en permanence en France, en Europe, au Japon, en Amérique du Sud et du Nord.
| 2019 | du 26 juin au 23 sep. Une présentation des œuvres de Takesada MATSUTANI, Centre Pompidou, Paris |
| 2018 | “Matsutani – Van Houten, Dialogue d’artistes, Paris-Ôsaka, Ôsaka–Paris» GALERIE 48, Lyon, France |
| «Matsutani: Selected Works 1972-2017″ Galerie Bergamin & Gomide, Sao Paulo, Brésil | |
| “Confluence, Takesada Matsutani & Aliska Lahusen” Manggha Museum of Japanese Art and Technology, Cracovie, Pologne | |
| 2017 | Galerie Hauser & Wirth, Los Angeles, Etats-Unis |
| 2016 | Galerie Hauser & Wirth, Zurich, Suisse |
| “Matsutani – New Prints” Yoshiaki Inoue Gallery, Osaka, Japon | |
| “Dix ans de projet visuels de Matsutani” Art Space Kan, Kyoto, Japon | |
| Tsubaki Modern Gallery, Tokyo, Japon | |
| 2015 | Art Basel Hong Kong, Galerie Yamaki Fine Art, Hong Kong |
| Galerie Hauser & Wirth, New York, États-Unis | |
| “Matsutani Currents” Otani Memorial Art Museum, Nishinomiya city, Osaka | |
| 2013 | “A Matrix” Galerie Hauser & Wirth, Londres, Royaume-Uni |
| “Matsutani Gutai Spirit Forever” Galerie Richard, New York | |
| 2012 | Tsubaki Modern Gallery, Tokyo, Japon |
| “Matsutani-Des années 60 à nos jours” Galerie Richard, Paris | |
| “Around the Circle III” Galerie LADS, Osaka, Japon | |
| Galerie Jean Greset, Besançon, France | |
| 2011 | “Around the Circle” Cohju Contemporary Art, Kyôto, Japon |
| “Around the Circle” Galerie Horizon, Colera, Espagne | |
| 2010 | Tsubaki Modern Gallery, Tokyo, Japon |
| “Stream” Musée d’Art Moderne, Kamakura, Japon | |
| Galerie Faider, Bruxelles, Belgique | |
| 2009 | Galerie Friedrich Müller, Francfort, Allemagne |
| Galerie Tamura, Hiroshima, Japon | |
| 2008 | Galerie Negen Punt Negen, Roeselare, Belgique |
| 2007 | “Matsutani-Rétrospective” Centre culturel André Malraux, Agen, France |
| 2017 | “Viva Arte Viva” 5ème Biennale de Venise, Italie |
| Salon, Hauser & Wirth, Zürich, Suisse | |
| “Graphite Works” Taka Ishii Gallery, New York, Etats-Unis | |
| 2016 | “A Feverish Era: Art Informel and the Expansion of Japanese Artistic Expression in the ‘50s and ‘60s” Musée National d’Art Moderne, Kyôto |
| “A Feverish Era in Japanese Art ..” Bozar, Bruxelles, Belgique | |
| “Painting into Tree Dimensions” Galerie Richard, Paris, France | |
| “Secret of Black” Musée d’art de la préfecture de Hyogo, Kobe, Japon | |
| “Les éditions Tandem, de la gravure au livre” Centre de la Gravure et de l’Image imprimée de la Fédération Wallonie-Bruxelles, La Louvière, Belgique | |
| 2015 | “Nouvelle présentation des collections modernes 1905-1960” Centre Pompidou, Paris, France |
| “Trois artistes japonais: Takesada Matsutani, Setsuko Nagasawa, Yoshimi Futamura” Château de Courcelles, Montigny-les-Metz, France | |
| 2014 | “Japon” Abbaye Saint-André, Centre d’Art Contemporain, Meymac, France |
| Galerie des Collections, Musée National d’Art Moderne, Kyoto, Japon | |
| “Made in Japan, l’art japonais dans les collections du Centre de la Gravure et de l’Image imprimée de la Fédération Wallonie-Bruxelles” La Louvière, Belgique | |
| “70 Combats pour la liberté” Le Radar-Espace d’art actuel, Bayeux, France | |
| 2013 | “Sugai & Matsutani – Print Works” Musée d’art et d’histoire de la ville d’Ashiya, Japon |
| “Gutai: Splendid playground” Musée Solomon R.Guggenheim, New York | |
| “Hors Frontières, Abstractions” Galerie Richard, Paris, France | |
| “Gutai progress” Musée d’art et d’histoire de la ville d’Ashiya, Japon | |
| 2012 | “Bogart, Gorchov, Matsutani – Painting Towards Three Dimensions” Galerie Richard, New York |
| “A Visual Essay on Gutai” Galerie Hauser & Wirth, New York, États-Unis | |
| “Gutai: The Spirit of an Era” 5th Anniversary of The National Art Center Tokyo | |
| “Interactions artistiques : le Kansai d’avant-garde” Otani Memorial Art Museum Nishinomiya city, Osaka, Japon | |
| 2011 | “Matsutani x Ralphe Petty” Museum Haus Kasuya, Kanagawa, Japon |
| 2010 | “Art Japonais 1950-2010” The National Museum of Art, Ôsaka, Japon |
| Autriche | Albertina |
| Royaume-uni | Victoria and Albert Museum, Manchester Art Gallery |
| Dubai | Solomon R.Guggenheim Museum, Dubai |
| Belgique | Ministère de la Culture de Belgique |
| Bibliothèque royale de Belgique | |
| Administration générale de la Culture | |
| Centre de la Gravure et de l’Image imprimée de la Fédération Wallonie-Bruxelles | |
| Etats-Unis | Boston Public Library |
| New York Public Library. Museum of Art, Dallas. Free Library of Philadelphia | |
| Lessing Rosenwald Chase Manhattan Bank, New York. Philippe Moris Inc | |
| France | Centre Pompidou, Paris |
| Bibliothèque Nationale de France | |
| Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris | |
| Musée Cantini, Marseille | |
| Ministère de la Culture et de la Communication | |
| Fonds Départemental d’Art Contemporain. Conseil Géneral de Seine Saint-Denis | |
| FRAC Midi-Pyrénées. IBM France Paris. Fondation DANAE | |
| Bibliothèque municipale de Cagnes-sur-Mer, de Douai, de Mulhouse, de Rennes | |
| Théâtre d’Evreux-Scène nationale (Installation) | |
| Allemagne | König-Braverei, Duisburg. Interglobal Industrieholding GmBh, Epstein |
| Suisse | Ursula Hauser Foundation, Stans |
| Croatia | Museum of Modern Art, Rijeka, ex-Yougoslavia |
| Pologne | Muzeum Narodowe w Krakowie. Muzeum Sztuki w Lodzi |
| Norvège | Nasjonalgalleriet |
| Finlande | Nykytaiteen museo KIASMA |
| Israël | Museum of Modern Art, Haifa |
| Japon | The National Museum of Modern Art, Tokyo |
| Museum of Contemporary Art Tokyo | |
| Metropolitan Museum of Tokyo. The National Museum of Art, Osaka | |
| Osaka Contemporary Art Center. Otani Memorial Art Museum, Osaka | |
| Osaka Prefecture. Tochigi Prefectural Museum of Fine Arts | |
| The Miyagi Museum of Art. The Museum of Modern Art, Kamakura & Hayama | |
| Kita Museum, Nara. Ashiya City Museum of Art & History | |
| Himeji City Museum of Art. The Tokushima Modern Art Museum | |
| Takamatsu City Museum of Art. Kitakyushu Municipal Museum of Art | |
| Mie Prefectural Art Museum, Hyogo Prefectural Museum of Art | |
| The Museum of Modern Art, Wakayama. The National Museum of Modern Art, Kyoto | |
| Hiroshima City Museum of Contemporary Art | |
| Tadao Ando Architect & Associates, Osaka |