* pour savoir plus cliquez sur le nom en bleu
-
Exposition
-
Exposition
-
Exposition
* pour savoir plus cliquez sur le nom en bleu
Exposition
Exposition
Exposition
L’Autre d’après le poème d’Andrée Chedid
Extrait de l’exposition du 18 mai au 1 juillet 2017
Mon désir a été de rendre hommage à 3 femmes par des œuvres peintes ou graphiques, ma façon à moi de saluer La femme – ma mère avant toutes, une femme belle, une émigrée courageuse, qui a souffert de cet état et du regard des autres, à l’épreuve de la vie à son arrivée au berceau et encore à son terme.
Le destin de Camille Claudel m’a bouleversé : sculpteur de génie, clouée par le verdict de la société, elle meurt à l’asile après 30 années d’internement stérile, dans l’indifférence générale, et malgré la grandeur de la famille Claudel est incinérée dans une fosse commune. Je ne l’oublie pas. (non exposée ici)
Rencontrée en 1967, Colette Magny a été une grande amie, une confidente. Auteur-compositeur-interprète, c’est une grande voix qui a chanté l’éternité de la jeunesse en révolte. Elle a dénoncé une société injuste et sclérosée et pris position sur les évènements du monde. L’Insoumise par excellence décède en 1997 saluée brièvement par ses compagnes-compagnons de scène et son public. Ses textes puissants gardent une résonnance intacte avec notre actualité. Lorsqu’elle venait chanter en Rhône-Alpes je la rejoignais sur scène pour danser lorsqu’elle interprétait J’aurais tant aimé danser, jusqu’à la fin de mes jours…D’après quelques toiles des années 1964-68 elle a écrit la chanson « CONASCOR » (disque Feu et rythme 1971 Chant du monde). Je l’ai transcrite en couleurs flamboyantes. Salut ému et fraternel à toi Colette.
Andrée Chedid est la compagne de mes pensées, j’ai eu la chance de la rencontrer en 1992, et de son écriture ciselée elle m’a offert une préface incroyable : Ciesla, le vaste. Cette femme est lumineuse et sa bonté, son humanité sans frontières, sourdent dans tous ses écrits. La force et la beauté de sa poésie sont inspirantes et par le dessin, la peinture, la gravure, j’ai fait miens quelques poèmes. Je te remercie Andrée d’éclairer mes jours.
Josef Ciesla – avril 2017
En hommage au poème « L’Autre » d’Andrée Chédid (fil inspirateur de l’exposition), Josef Ciesla entre peintures, sculptures et dessins renvoie à un au-delà de la figure pour un exercice de surgissements. L’ombre humaine est donc ouverte par le plasticien. Tout se joue entre une masse confuse et les signes qui s’en dégagent. Le travail consiste à rendre une absence présente qui exerce sur l’esprit et sur la perception une fascination. De la matière – et quelle qu’en soit la nature – émerge une lumière inconnue mais qui ne nous est pas étrangère puisqu’il s’agit de “cette chair qui nous compose”.
Ciesla soulève l’étrange magma du chaos et de l’ordre de notre viande de l’inconscient qui la travaille. Chaque pièce désigne l’être sans le nommer en des transpositions plastique là où tout prend l’aspect d’une surface qui se refuse et s’ouvre pour les défilé d’impressions existentielles. Nous sommes mis en présence de ce que nous ne distinguons pas tant nous restons souvent les passants solitaires dans la rue quelconque de nos existences.
Existe une double action : expansion, énergie mais aussi « manque » de « L’Autre » ou le recueil de ses marques qui deviennent la substance même de l’art. Cette interaction impose une puissance envoûtante. Chaque œuvre égare. Elle porte à proximité de la disparition mais aussi de l’imminence d’un retour.
Jean-Paul Gavard-PerretPhilosophe
1929-2023 Né à Tarnów en Pologne et émigré en France a l’age de 4 ans.
Vivait et travaillait à Artas, Auvergne-Rhône-Alpes, France.
| 1943 | entre en apprentissage à 13 ans dans une entreprise de teinture |
| 1948 – 52 | École Supérieure de Tissage de Lyon |
| 1954 – 56 | Académie des Beaux-Arts de Lyon en cour du soir Atelier Belloni, Sculpteur |
| 1955 – 68 | travaille dans l’industrie textile |
| 1968 | décide de se consacrer à plein temps à la création artistique |
| 1970 | Première commande publique pour le Conseil Général du Rhône, une Sculpture ht8x4m:Celle-ci ouvre le champ à plus de 75 réalisations monumentales implantées dans des lieux publics. |
| 1971 | Ville de Caluire et Cuire, Rhône |
| 1972 | Collège Paul Eluard, Vénissieux,Rhône |
| 1975 | Entrée de la Ville, Sail-sous-Couzan, Loire |
| 1976 | Collège Neuville-sur-Saône, Rhône |
| 1978 | Centre Commercial, La Part Dieu Lyon |
| École Nationale des Travaux Publics de l’État, Vaulx-en-Velin, Rhône | |
| 1979 | Station Métro Hôtel de Ville – Louis Pradel, Lyon |
| 1980 | Square Lebossé, Villeurbanne, Rhône |
| 1981 | Conseil Général de l’Isère, Grenoble |
| 1982 | College Soucieu-en-Jarrest, Rhône |
| 1985 | Gymnase de Bans-Givors,Rhône |
| 1986 | Bologna-Landi Gallery, New York, États-Unis |
| 1988 | Musée de Plein Air, Maubeuge, Hauts-de-France |
| 1988 | Passage de Ville, Roland Bernard, Oullins, Rhône |
| 1992 | Entrée Ville de Pont-Evêque, Isère |
| 1994 | Cloître Nord,Université Jean Moulin Lyon 3 (inscrit au Patrimoine National) |
| 1997 | Collège François-Ponsard, Vienne, Isère |
| 2006 | Cloître Sud, Université Jean Moulin Lyon 3 |
| 2008 | Vitraux, Chapelle Clinique Saint Vincent de Paul, Bourgoin-Jallieu, Isère |
| 2012 | Pigments sur toile, Mairie d’Artas, Isère |
Depuis 1963, la première exposition a Lyon, il expose en France, Pologne, Allemagne et aux États-Unis.
S=Sculpture, T=Œuvre textile, D=Dessin, Peinture
| 2017 | GALERIE48, Lyon |
| 2014 | Collection de la Praye, Fareins, Ain (S, T, D) |
| 2009 | Rétrospective, Maison Ravier Morestel, Isère |
| 2000 | Centre Céramique de La Borne,Henrichemont, Cher (S) |
| 1996 | Centres Culturels Artistiques, Lodz et Tarnów, Pologne (S, T, D) |
| Galerie Zacheta, Varsovie, Pologne | |
| 1994 | Galerie Atalante, Evian, Haute Savoie (S, D) |
| 1992 | Barrage de Monteynard sur le Drac,Isère (S, T) |
| 1991 – 1992 | Scène Nationale Bonlieu-Annecy, Haute Savoie (S, T) |
| 1988 | Musée Massey, Tarbes, Hautes Pyrénées (S) |
| 1986 | BOLOGNA-LANDI Gallery, New York, Etats-Unis (S, D) |
| 1985 | Centre Culturel Aragon Oyonnax, Ain (T, D) |
| 1984 | Galerie Am Schlosspark, Gaildorf, Allemagne (T, S) |
| 1984 | 1982,79,75, Galerie L’œil Écoute, Lyon |
| 1981 | Fondation Sant Vicens, Perpignan (S,T) |
| 1980 | Rétrospective |
| 1960 – 1980 | Centre Culturel Jacques Prévert, Givors,Rhône |
| 1976 | Musée des Beaux-Arts de Lyon (T) |
| Musée des beaux-arts de Lyon |
| Hôtel de ville de Lyon |
| Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation, Lyon |
| Conseil Général du Rhône, Lyon |
| Préfecture d’Avignon |
| Musée Hyacinthe-Rigaud, Perpignan |
| Musée François Mitterrand, Jarnac |
| Musée d’Art de Lodz, Pologne |
| Ville de Saint-Étienne |
| Ville de Limoges |
Yuco OYA- SATO
Catherine VINDY
KIMONO
Kimonos et Peintures, Foulards de Danielle BOISSELIER
8 novembre – 22 décembre 2018
Takesada MATSUTANI
Kate VAN HOUTEN
Dialogue d’artistes, Paris – Ôsaka, Ôsaka – Paris
8 septembre – 27 octobre 2018
Sandra MARTAGEX
Jardins électriques
17 mai – 30 juin 2018
Nicole BOTTET
Éclats de temps
15 mars – 5 mai 2018
Anne BERTOIN
STRESS TEST
25 janvier – 3 mars 2018
Poèmes du quotidien
Œuvres disponibles
LYON ART PAPER, salon de dessin contemporain
du 7 au 11 octobre 2020
C’est au cœur du quotidien – un quotidien tranquille et qui semble presque immuable, un quotidien comme nous en vivons tous, fait de scènes familières, telle celle qui nous réunit autour du repas dominical ou bien celle qui nous voit rêvasser devant notre bol de café, au petit matin – que Marc Dailly a choisis de planter le décor de sa peinture. La vie comme elle va, sans fioritures, mais aussi sans pathos, mais aussi sans irruption d’angoisse d’aucune sorte, sans aigreur ni vague à l’âme. La vie saisie dans la magie de l’instant avec le désir d’en souligner la beauté, en même temps que la matérialité sereine.
Marc Dailly nous délivre au fil de ces toiles des émotions magnifiques, nourries par de petits riens de petits détails, savoureux et terriblement évocateurs. Une immense table rouge, dans un décor rouge, et une petite fille qui nous regarde et dont on imagine qu’elle termine son repas avec la lenteur qui sied aux enfants, celle de leur bon vouloir. Une pièce plongée dans l’ombre et depuis laquelle on aperçoit la cuisine dans la clarté de l’après-midi. Une femme qui profite quelques minuits des rayons du soleil, seule, absorbée par quelque douce rêverie. La peinture n’est pas ici le lieu de convergences tumultueuses de sentiments contradictoires, la catharsis d’un esprit tourmenté, et pour autant elle ne se complait nullement dans une observation béate des intérieurs ou des personnages.
La peinture ici est fille de poésie et nous donne à voir le quotidien sous son meilleur jour. La vie est belle, après tout. Elle nous ramène par les sujets qu’elle couche sur la toile, a notre propre condition de contemporain habite par les mêmes habitudes, les même reflexes, même intérieurs. II faut regarder de toute son âme, semble suggérer Marc Dailly, voir la lumière iriser la chevelure d’un enfant, le visage d’une femme, percevoir le charme de certains scènes anodines que nous sommes tous amenés à vivre, gouter le silence d’un intérieur tout frémissant encore des rencontres passées. Marc Dailly milite en quelque sorte pour un regard objectif sur le monde. Tout n’est pas tragique, définitif, tout n’est pas perdu. II suffit de regarder autour de soi, de prendre ici ou là de quoi nourrir notre soif de beauté. La vie est belle, après tout. Or donc, en plongeant au cœur de cette peinture intimiste, qui nous immerge dans un quotidien sans tensions, il advient que l’on touche du doigt un monde presque enchante, la vision troublante d’image qui sont autant de petits bijoux d’humanité, de petits moments de bonheur partages avec nous par l’artiste. Comme de beaux présents offerts au regardeur avec mission de les dupliquer peut-être à son tour dans a vie de tous les jours.
B. L.
Miroir de l’art #98. 2019
Né à Genève en 1978 et vit et travaille à Lyon.
| 2004 | Diplôme d’ illustrateur concepteur de l’école Emile Cohl, promotion Sempé |
| 2001 – 04 | formation à l’école Emile Cohl à Lyon |
| 2020 | “Poème quotidien” GALERIE 48, Lyon |
| Galerie Cyril Guernieri, Paris | |
| 2019 | Galerie Cyril Guernieri, Paris |
| Galerie Hervé Guyot, Hardelot-France, Pas-de-Calais | |
| La Galerie – Valérie Eymeric, Lyon | |
| 2018 | Galerie Nakai, Tournus, Saône-et-Loire |
| Galerie Cyril Guernieri, Paris | |
| 2016 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| 2013 | Galerie Françoise Souchaud, Lyon |
| 2012 | Galerie Nakai, Tournus, Saône-et-Loire |
| 2011 | Galerie Pons, Lyon |
| TOX ‘n’ Co. Gallery, Genève, Suisse | |
| 2009 | TOX ‘n’ Co. Gallery, Genève, Suisse |
| 2008 | Galerie Olga, Lyon |
| 2007 | TOX ‘n’ Co. Gallery, Genève, Suisse |
| 2006 | TOX ‘n’ Co. Gallery, Genève, Suisse |
| 2020 | Galerie Cyril Guernieri, Paris |
| 2019 | Galerie Nakai, Tournus, Saône-et-Loire |
| Galerie støerpunkt, Munich, Allemagne | |
| Galerie Paterswolde, Pays-bas | |
| “Winter collective” Hugo Fine Arts Galerie, New-York, États-Unis | |
| 2018 | Stroke Art fair de Munich, Galerie støerpunkt, Allemagne |
| Galerie støerpunkt, Munich, Allemagne | |
| 2017 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| Galerie Rauchfeld, Paris | |
| 2016 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| 2015 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| Galerie le salon ManMuti, IIe de Re | |
| 2014 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| Galerie le salon ManMuti, IIe de Re | |
| 2011 | Galerie Pons, Lyon |
| 2009 | “Rétrospective des artistes de la galerie” Galerie Pons, Lyon |
Henri BAVIERA peinture
Jane NORBURY sculpture
Interface du vivant
9 novembre – 23 décembre 2017
Toko TOKUNAGA
Joseph PIASENTIN
Au – delà des rivages
L’intersection de la lumière et de la structure
16 septembre – 4 novembre 2017
Josef CIESLA
L’Autre
d’après le poème d’Andrée Chedid
jeudi 18 mai – samedi 1 juillet 2017
Serge SAUNIÈRE
Peintures
jeudi 16 mars – samedi 6 mai 2017
Serge Saunière a construit, en France, un univers pictural singulier, qui ne se laisse réduire à aucun courant ni à aucune culture. Ses œuvres, nées du noir, du blanc et de la richesse infinie des nuances de gris, sont empreintes d’une profonde spiritualité et donnent à voir un monde singulier, d’une infinie ouverture.
Didier HAMEY
Gravures
Amulettes et pain d’épices
4 février – 11 mars 2017
Choix de petits formats
Exposition collective
BOTTET – DUBREUCQ – KAMIDE – PIASENTIN
SANDILANDS – TACHIKAWA -TOKUNAGA – YASUHARA
5 novembre – 23 décembre 2016
Gravures d’aujourd’hui
Six artistes contemporains
ALECHINSKY – DI ROSA – GRAPHITO – PEDERSEN – SALZMANN – TEXIER
10 septembre – 29 octobre 2015
Tatsuhiro SUIZU
Shigemi YASUHARA
Dialogues avec les aînés
Peinture japonaise traditionnelle par deux jeunes peintres nippons
19 mai – 2 juillet 2016

Anne BERTOIN
Ni soleil, ni lune
Un monde sans repères
jeudi 17 mars – samedi 7 mai 2016

Olivier GIRAULT
Elsa GURRIERI
Au commencement
28 janvier – 12 mars 2016

dessins de Déméter
Le salon de dessin LYON ART PAPER du 9 au 13 octobre 2024
Déméter nous dévoile, en magicienne, les tremblements multiples de la nature, des chatoiements solaires aux vibrations de l’en-deçà. Écoutons-la chanter. La célébration est légère et brutale à la fois.
Délaissant les apparences, le regard se porte vers le fond, sous la surface trouble ; il cherche les pierres, les branchages, les plantes d’eau dans la vase, la vie sauvage et fertile qui grouille et mord.
Alors dans l’air épais, les odeurs fortes de boue et d’animaux mouillés surgissent et se déploient.
Adrien Homécourt 2023
Le manteau du Jardinier
Extrait de l’exposition du 23 janvier au 7 mars 2020
le troisième jour – Peintures
Extrait de l’exposition du 11 avril au 18 mai 2013
C’est le grand pays, celui des extraordinaires rencontres, celui qui détient tous les secrets confiés aux clairières, celui dont les mirages aquatiques captivent, celui dont le ciel est un pur miroir, un lieu gardé farouchement par son unique souveraine, la nature, notre mère initiale, détentrice de tous les éléménts primordiaux. Pour accéder à cet éternel éden, deux clés permettent de faire jouer la serrure de la porte cachée à tous les regards, la première a la forme de l’émerveillement, la seconde ressemble au visage d’une fleur des champs. Simplicité et attachement, force et délicatesse, beauté et constance, sont les mots animant cette contrée totalement ignorée de la multitude qui a oublié ses paradis d’enfance. Quelques êtres, hors du temps, y résident et parcourent inlassablement ses landes, ses sous-bois, ses prairies, ses champs. Parmi eux, le Jardinier, gardien attentif, orfèvre et tailleur, et la mémorialiste, déméter, qui en imprime, dessine et peint tous les portraits car elle sait, intimement, que le même souffle nous unit au végétal et à tout ce qui vit silencieusement.
Ses représentations d’un univers délaissé, humble et immuable, nous entraînent vers des rives où la conscience commune du vivant apparaît dans l’éclat solaire d’iris, graciles et fières sentinelles de la quiétude des étangs, dans un fruit presque mûr, ensommeillé sous l’habit protecteur qu’un ami lui a donné, dans la parure endiamantée d’un premier cep, dans le viril aspect d’un second et, plus loin, comme un modèle, dans la sereine pose de l’eau, que couronnent des nénuphars impassibles. Et, si tout nous semble familier, c’est parce que nous sommes de très proches parents, nous sommes toutes les fleurs, nous sommes l’onde transparente qui réfléchit, nous sommes ce qui surgit de terre, nous sommes l’arbre espérant le manteau du Jardinier.
Si déméter décrit notre destinée, sans détour, passionnément, par ces petits colliers de menues branches, ces bracelets de feuilles, ces bagues d’écorce, ces étoiles de rameaux fragmentés, c’est que nous ne sommes que cela et rien d’autre dans le grand pays. Notre existence est à l’image de ces éphémères créations, comme les traces légères des fleurs imprimées dans des pages immaculées, sous une poussière de neige. De la couleur au noir et blanc, les tableaux, ceux de notre trop court passage dans le jardin du possible, oscillent entre apaisement et tendresse. Tout ce qui est représenté est empli de ces deux sentiments, couple indissociable, et la douceur qui en émane nous rassure sur la poursuite de l’humaine odyssée, dans l’étrange séjour du terrestre rêve.
Les œuvres de déméter débordent de vie, de la plus infime particule qui ne sait plus si elle est végétale ou animale, à la plus imposante qui se rapproche insensiblement de l’apparence humaine. Sur la toile, sur le papier, c’est une profusion de mouvements, tout vibre, tout se déplace, tout palpite. Des cœurs habitent toutes ces formes et les guident vers un accomplissement vital. Le vivant respire, en-dehors et au-dedans du cadre, sur et sous la toile, le vivant caresse la matière qui l’accueille et s’y fond amoureusement. Ces ardentes créations imaginaires, marquées du sceau de la réalité, c’est tout l’art de déméter, celle qui aime tant le grand pays qu’elle y passe ses jours et ses nuits, à la recherche de nos semblables élémentaires, en quête de nos parallèles parentés, sur le chemin qui mène à l’immense candeur de l’âme originelle.
Gérard Duchêne, janvier 2020
Née à Macon, France. Vit et travaille à Lyon.
Formation École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon.
| 1971 – 2005 | Enseigne les Arts Plastiques et les Arts Appliqués à l’Éducation Nationale |
| 1985 – 1991 | Conception de costumes pour la Compagnie Françoise MAIMONE |
| 2024 | Lyon Art Paper 2024, GALERIE 48. Lyon |
| 2023 | Galerie L’œil écoute |
| 2021 | Salon Tony TOLLET, Lyon |
| 2021 | Le Cloître art contemporain, Lyon |
| 2020 | “Le manteau du Jardinier” GALERIE 48, Lyon |
| 2018 | La Grande Galerie, Savasse |
| 2016 | Salon Tony Tollet, Lyon |
| 2013 | “le troisième jour” GALERIE 48, Lyon |
| 2009 | Galerie du Parc, ARTAS |
| 2005 | Galerie Patick et Chantal PONS, Lyon |
| 2004 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| 2002 – 04 | Salon du Sud-Est, Lyon |
| 2001 | Salon de Mai, Paris |
| 2000 | Salon du Sud-Est, Lyon |
| 1999 | Musée des Beaux-Arts, Chambéry |
| 1997 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| 1995 | Salon du Sud-Est, Lyon |
| 1991 | Galerie Hermés, Lyon |
| 1990 | Salon d’Automne, Lyon |
| 1987 | Galerie Hélium, Paris |
| 1984 | Salon Figuration Critique, Paris |
| Galerie Liliane François, Paris | |
| Galerie <K>, Lyon | |
| 1982 | Galerie Liliane François, Paris |
| 1981 | Galerie <K>, Lyon |
PERCEPTIONS
Extrait de l’exposition du 1er décembre au 28 décembre 2012
“Face à la peinture d’Olivier Deresse, on entre à son insu dans un espace dense, intense, à la fois harmonieux et saccadé, dont les tonalités chatoyantes et déchirantes rythment l’espace.
Ce pourrait être le détail d’un tableau illimité qui pourrait ainsi se prolonger à l’infini.
Arrachements, recouvrements de lambeaux de peinture se superposent en une déclinaison harmonieuse.
Le fond et la surface se confondent, se brouillent, les couleurs s’éloignent ou se rapprochent, bribes de non-dits qui témoignent de la sensibilité pure.
L’œil sollicité, actif devant une surface que l’on pourrait croire statique, cherche malgré lui des repères, un sens, une signification à ces haillons de peinture qui jouent à cache-cache entre eux et avec le spectateur.
Malaisé et mouvementé, dans ce lieu chaotique et insaisissable, on se rassure en se raccrochant à quelque élément familier, un arbre, un fragment de ciel, une fraction d’océan que l’on devine.
Confiant, on croit enfin percevoir quelque paysage mystérieux qui, en réalité, ne fait que mieux vous projeter dans quelque énigme secrète et profonde.
Je connais bien Oliver Deresse, et je sais que la somme de ces arrachements, de ces strates est faite de violence contenue, maîtrisée mais aussi douloureuse.
Ce paysage est celui, souterrain, de l’âme, le lieu d’asile d’une sensibilité exacerbée qui se cache à coup d’éclats de peinture.
Après des études solides, une profession dans laquelle il s’était taillé la part du lion, il n’a pu échapper à ce piège de solitude et d’abnégation qui lui est apparu alors, comme la seule issue possible, une « Nécessité intérieure » qui a imposé avec force et clarté son diktat, apportant ainsi l’épaisseur du vécu et la force de la détermination.”
Marie-Hélène GRINFEDER / Paris, le 28 juin 2006
Peintre français, né à Paris en 1961.
| 1985 | Fin des études. Maîtrise puis DESS sur les marchés financiers à l’Université de Paris-Dauphine |
| 1986 – 2003 | Travaille à Londres puis à Paris en tant que trader puis responsable du trading obligataire pour de grandes banques internationales |
| Juin 2005 | Galerie terres des Arts – Paris |
| Nov. 2006 | Manifestation d’art contemporain MAC2006 – Paris |
| Mai 2007 | Salon des artistes européens de Beijing – Pékin |
| Juin 2007 | Polo de Paris |
| Jan. 2008 | Galerie Nichido – Paris |
| Juil. 2008 | Galerie des remparts – Bordeaux et Le Mouleaux |
| Déc. 2009 | Galerie Nichido – Paris |
| Oct. 2011 | Galerie Nichido – Paris |
| Mars 2012 | Galerie Athalie – Tokyo |
| Déc. 2012 | Galerie 48 – Lyon |
Gottfried SALZMANN
Un regard au pluriel
jeudi 5 novembre – dimanche 20 décembre 2015

Nicole BOTTET
Le chant des êtres
samedi 5 septembre – samedi 24 octobre 2015

Mieko TADOKORO
Vie silencieuse – Photographie au sténopé
jeudi 21 mai – samedi 4 juillet 2015

Toko TOKUNAGA
Hasard et Nécessité
jeudi 19 mars – samedi 16 mai 2015

Motoko TACHIKWA
dialogues entre peintures, gravures et livres d’artiste
jeudi 6 novembre – mardi 23 décembre 2014

Sandra MARTAGEX
jeudi 4 septembre – vendredi 31 octobre 2014

Alain MENGHINI
Le bel été
jeudi 22 mai – jeudi 3 juillet 2014

Exposition collective
Olivier GIRAULT – Toko TOKUNAGA – Bénédicte SEGUIN-DUCROUX
Campbell SANDILANDS – Antoine POUPEL
Paysages introspectifs
jeudi 20 mars – samedi 17 mai 2014

Anne BERTOIN
Géographies marginales
jeudi 30 janvier – samedi 15 mars 2014
