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ANNÉE 2023
Serge SAUNIERE
LYON ART PAPER
4 octobre – 8 octobre 2023

Serge Sauniere
AVEC OU SANS ENCRE Pour Serge Saunière dont le pinceau monochrome sait tout contenir. Franchies les étendues du silence, rassemblé, clarifié, s’élancer sur le papier, esprit et poignet vides, animer son encre dans l’éclair d’une seule impulsion, sans intention ni repentir. Jaillir dans l’instant. Survoler à main libre monte et cités, fleuves et forêts, le pinceau tout au frissonnement des bouleaux, à la quiétude du cœur.
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Le lavis tour a tour miroite, fond le proche et le lointain, verse ses ombres pour accueillir la terre quand elle s’endort. Quelques traits sur la toile à peine distincts, les montagnes tout a l’heure se sont absentées. Le vide s’empare de tout l’espace et comme une joie inexplicable il dilate d’un seul coup tes poumons. Quels oiseaux de l’autre côté du miroir aux alouettes ? Quelle lueur sur les friches d’un présent abandonné et comme interdit de tout prodige ? Dans un autre temps, tu partages toujours la solitude de Ryokan dans son ermitage traversé par le vent d’hiver, seul face au bruit de la neige. Plus que jamais le sage doit occulter ce qui le distingue, il s’ébroue dans la complicité des poissons profonds. Et toi, qui quoi guide ton pas dans le bric-à-brac des apparences ? As-tu encore des mots pour la laideur exhibant partout ses oripeaux ? Contre toute attente, avec l’allégresse de Shitao jaillir dans l’instant, dans son plein son rien, dans l’immensité du jour sur sa tête d’épingle. Avec ou sans encre au bout des doigts..Alain BLANC, 2010
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ANNÉE 2020
déméter
Le manteau du Jardinier
23 janvier – 7 mars 2020

Le manteau du Jardinier
déméter ne peint jamais la surface des choses. Elle aime sonder les profondeurs, aller au-delà des évidences. Il ne faut pas s’y tromper. Derrière la nature bien rangée d’un jardin dans son manteau, s’en trouve une autre, sauvage, sans artifice ni filet, celle des bourrasques fortes, des odeurs irrégulières et du hasard.
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déméter aime les graines dispersées par le vent, les plantes qui prolifèrent, les espèces parasites qui s’accrochent à d’autres et s’accouplent. Elle aime aussi le fracas des tempêtes, les fleurs d’iris fanées, les pétales tombés, le bois brisé qui se putréfie après l’orage. Elle aime, on le pressent dans ses dessins à l’encre, les animaux qui se dévorent et se battent, gueules grand ouvertes dans la nuit, pelage mouillé par la peur. Elle peut crier, déchirer et mordre. Elle connaît la vie violente et qui brûle. Voilà ce que disent les dernières toiles de déméter. Comme la déesse des moissons descendue aux enfers pour y chercher sa fille, elle parcourt d’autres mondes, dissimulés, beaucoup plus troubles et noirs.Adrien Homécourt 13 janvier 2020
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Olivier AUBRY
Tomomi YANO
Grandeur nature
12 septembre – 30 octobre 2020
Olivier AUBRY écoute d’abord son assistante lui expliquer un paysage japonais. Après de nombreux croquis, après réflexion, il commence à appliquer plusieurs couches de peinture sur la toile, et ensuite, avec concentration, il dessine les lignes d’un territoire idéal. Ses réflexions sur la vie s’expriment sous différentes formes de figurations.Lire la suite +
Thierry DUPAS écrit : "Grandeur nature" célèbre les couleurs du vivant, mais avec en toile de fond l’angoisse de la disparition des paysages dont il fait l’inventaire. Car désormais, la contemplation romantique de la nature s’accompagne de l’effroi écologique. Demain, ce que nous admirons aura disparu. Dès que nous le voyons, le paysage est déjà un souvenir, un évanouissement, une relique, l’indice de ce qui a été.C’est une histoire de fantômes que raconte Olivier AUBRY, fasciné par le territoire japonais en ce qu’il représente une humble fragilité frappée par les catastrophes naturelles et humaines les plus extrêmes. Son assistante, Tomomi YANO est également artiste. Son collage minimaliste, jouant avec le vide blanc, rappelle le Karesansui (jardin japonais) où un seul monde est représenté, dans un espace délimité transmettant une sensibilité toute japonaise.Replier -
Anne BERTOIN
STRESS TEST
Extrait de l’exposition du 25 janvier au 3 mars 2018
Ni soleil, ni lune
Un monde sans repères
Extrait de l’exposition du 17 mars au 7 mai 2016
Géographies marginales
Extrait de l’exposition du 30 janvier au 15 mars 2014
Dans les domaines de l’ingénierie, de la sécurité ou de la finance, des tests de résistance permettent de mesurer la fiabilité de structures telles que celles des immeubles, aéroports ou institutions financières afin de les améliorer en imaginant comment celles-ci réagiraient en période de crise.
Notre monde est traversé de lignes de faille, annonciatrices de graves perturbations. Serons-nous encore capables de les traverser ?
Dans ces nouvelles peintures, Anne Bertoin parle d’un univers fragilisé mais aussi résilient. La destruction y est présente : montagnes de cendres parcourues de flammèches, porche balayé de poussières, déflagrations, vallée fluviale devenue un désert de neige… Cependant, tapis, perles et trésors, invisibles au premier regard, apparaissent parmi les débris, côtoient les fosses et les rebuts. L’astronaute porte le malade dans la nuit, le reporter témoigne du front, l’obscurité scintille… Comme si, parce qu’il pouvait produire des richesses, le chaos avait un sens et semblait avoir trouvé sa place dans l’ordre du monde : celle du changement et du renouveau.
Anne Bertoin
Janvier 2018
Face aux grands paysages ou espaces intérieurs (usines, bâtiments industriels…) d’Anne Bertoin, nous sommes d’abord comme stoppés dans notre “élan de voir”. Arrêtés par un rideau de coulures, de taches neigeuses, de traînées désordonnées… Cet empêchement pictural est aussi une invitation à baisser les armes affûtées de la perception et de la conscience, à s’avancer sans repères au sein d’espaces étrangement inquiétants, de ruines, de traces chaotiques de l’inconscient, d’une topologie du rêve… « Le Rêve est une seconde vie écrit Gérard de Nerval dans Aurélia. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible… Nous ne pouvons déterminer l’instant précis où le moi, sous une autre forme, continue l’œuvre de l’existence. C’est un souterrain vague qui s’éclaire peu à peu, et où se dégagent de l’ombre et de la nuit les pâles figures gravement immobiles qui habitent le séjour des limbes… » Une fois ce seuil initiatique et plastique franchi, nous découvrons des lieux dévastés, des forêts déchiquetées et tourmentées et des usines abandonnées, où la présence humaine se réduit à une ou deux silhouettes à peine perceptibles. L’ombre romantique du peintre allemand Caspar David Friedrich y rôde. Celle de son compatriote contemporain Anselm Kiefer aussi.
« Mon travail repose sur l’idée de “trace mnésique” écrit Anne Bertoin. A mi-chemin entre le conscient et l’inconscient, le tableau conduit le spectateur dans un no man’s land imaginaire où l’histoire individuelle cède la place à l’histoire collective ». Histoire collective faite ici de forces qui nous dépassent et de catastrophes indéterminées du passé.
Née à Lyon en 1963, diplômée des Beaux-Arts de Paris, Anne Bertoin a passé une grande partie de sa vie au Canada. Les grands espaces de ce pays imprègnent fortement ses toiles, emportent au loin sa psyché et ses références autobiographiques. Et l’on pense beaucoup en découvrant ses œuvres à un autre artiste ayant vécu au Canada et qui transforme ses paysages en espaces mentaux traversés d’étrangeté : l’Ecossais Peter Doig. Ce dernier peint lui aussi des atmosphères troubles s’appuyant sur des effets picturaux de coulures, où les choses demeurent indécises, équivoques, entre apparition et disparition. «Des formes émergent d’un tourbillon de taches poursuit Anne Bertoin, de drippings abstraits : ruines, rochers, routes, arbres, êtres humains ; elles portent par transparence les traces de plusieurs mémoires, époques et lieux, luttant pour ne pas retourner au chaos dont elles viennent de sortir». Une expérience sensorielle qui s’avère des plus troublantes.
JEAN-EMMANUEL DENAVE
Le Petit Bulletin Lyon nº 746
pour l’exposition 2014 d’Anne BERTOIN à GALERIE 48
Née en 1963 à Lyon en France, vit et travaille à Paris.
| 1995 | Licence en Studio Art, Université Concordia, Montréal, Canada |
| 1982 – 86 | École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris |
Anne Bertoin a vécu au Canada à Montréal de 1988 à 2012 ; elle y a exposé régulièrement depuis 1995 ainsi que dans la province de Québec et à Toronto. Depuis 2006 elle a montré ses œuvres à plusieurs reprises en France, notamment à Paris, à Lyon et en région Rhône-Alpes. Elle s’est installée à Lyon en 2013.
| 2018 | “STRESS TEST” GALERIE48, Lyon |
| 2016 | “Les luttes invisibles” Galerie Le Réalgar, Saint-Étienne |
| 2016 | “Ni soleil, ni lune” Un monde sans repères , GALERIE48, Lyon |
| 2015 | “Disruptive Scenarios” ARTroom Galerie, Fürth, Allemagne |
| 2014 | “Géographie marginales” GALERIE48, Lyon |
| A Topology of Memory, LIA, Leipzig, Allemagne | |
| Tout va bien, Commissaire J.-M. Marchais, Quai Est, Ivry/Seine | |
| 2013 | “L’orage suspendu” Galerie Realgar, Saint-Étienne |
| 2011 | “Périphéries” Galerie L’œil écoute, Lyon |
| “Anne Bertoin” Galerie Uni-ver, Paris | |
| “Détours” Galerie CROUS/Beaux-Arts, Paris | |
| 2010 | “Turbulence” (artiste invitée), Galerie Roccia, Montréal, Canada |
| 2010 – 09 | “Nomades” Expos Collectives itinérantes dans 11 musées du Québec, Canada |
| 2009 | “En temps et lieu…” Galerie d’art d’Outrement, Montréal, Canada |
| 2017 | ART Papier, SLBA, Lyon, France |
| 2017 | “Challenge Egregore” Galerie Egregore, Marmande, France |
| 2016 | “Le huitième paysage” atelier des Charrons, Saint-Étienne, France |
| Printemps des arts, SLBA, Lyon |
| Université de Montréal, Canada |
| Loto-Québec, Canada |
| Thannberger & Cie, Paris |
| Peinture-décor de théâtre de C.-A. Willering, Théâtre de Nesle, Paris (2010) |
| Murale Art-Déco de 3 X 14 m pour “La grande brasserie”, Montréal, Canada (2000) |
| Une trentaine de murales dans 12 magasins Bata au Québec et en Ontario (1995 – 2000) |
Nicole BOTTET
Accrochage de printemps
Extrait de l’exposition collective du 21 mars au 4 mai 2019
Éclats de temps
Extrait de l’exposition du 15 mars au 5 mai 2018
Choix de Petits formats
Extrait de l’exposition collective du 5 novembre au 23 décembre 2016
Le chant des êtres
Extrait de l’exposition du 5 septembre au 24 octobre 2015
l’instant
Extrait de l’exposition du 31 janvier au 6 avril 2013
Nicole Bottet célèbre le quotidien, le silence serein du réel pudique.
Des stèles se dressent à des confis sans nom. Sa création est un bonheur de l’ici et maintenant une grâce, un ravissement.
Le chant des êtres.
Quelque chose se dérobe et éclot.
Quelque chose se volatilise et commence.
Le jeu est puissant, la nuance une intensité.
Les fleurs se flétrissent dans la splendeur éphémère.
Hors d’un carton oublie s’échappent des fragments de vie, elle travaille au service de l’ignoré, des lettres jaunies surgissent, la confidence d’un père, la rencontre, la guerre, des vies s’entrecroisent sans souci de chronologie et se retrouvent placées au cœur d’un tableau.
Des existences sortes de l’oubli en rejoignant la couleur sur la toile. Le temps est effacé, le passé est présent.
La peinture de Nicole Botter nous fait vivre des émotions soudaines, inexplorées le ton si fragile est juste.
Dans le champ de la création elle est une aventurière. Elle tente et décide.
Elle essaie et fonce. Elle agit à la bonne occasion au moment favorable par des gestes appropries, a la belle heure pour la joie et par la joie.
L’artiste voyage à l’intérieur de l’inexploré.
“Le chant d’être” B.S. et Gilbert LASCAULT
Née à Pontoise en 1942, vit et travaille à Paris.
Après ses études à l’École des Beaux-Arts de Paris, dès 1973, date de sa première exposition personnelle, elle entreprend une carrière internationale. Ses peintures sont représentées en permanance en France, Allemagne, Autriche, Suisse, au Japon et Lichtenstein. Elle produit plusieurs films et livres d’artiste.
| 2023 | Galerie Nichido, Tokyo, Japon |
| 2022 | Galerie Welz, Salzburg, Autriche |
| Galerie Nichido, Paris, France | |
| 2021 | Chateau de Maumusson, Marciac, France |
| Hang Zhu, Chine | |
| 2020 | Galerie Nichido, Paris, France |
| Chateau de Maumusson, Marciac, France | |
| 2019 | “Accrochage de printemps” en groupe, GALERIE48, Lyon, France |
| 2018 | “Éclats de temps” GALERIE48, Lyon |
| 2017 | Galerie Nichido, Tokyo et Osaka, Japon |
| Galerie Art Aujourd’hui, Paris | |
| Galerie Welz, Salzbourg, Autriche | |
| 2016 | “Choix de petits formats” en groupe, Galerie48, Lyon, France |
| Art Elysées Paris, Nicole Bottet – Galerie Nichido | |
| Galerie Art Aujourd’hui, Paris | |
| Galerie Moënch Bremen, Allemagne | |
| 2015 | “Le chants des être” GALERIE 48, Lyon, France |
| Galerie Mönch, Bremen, Allemagne | |
| Galerie Nichido, Tokyo, Japon | |
| Galerie Nichido, Paris, France | |
| Société Baratte, Paris, France | |
| 2014 | galerie Koo, Hong Kong, Chine |
| Paris Art Ltd, Hong Kong, Chine | |
| Museum Schloss Ritzen, Saalfelden, Autriche | |
| 2013 | “L’instant” GALERIE 48, Lyon, France |
| Galerie Nichido, Paris, France | |
| 2012 | Kaethe Zwach Galerie, Schörfling am Attersee, Autriche |
| 2011 | Galerie Welz, Salzbourg, Autriche |
| Galerie Nichido, Paris, France | |
| Galerie Nichido, Tokyo, Japon | |
| 2010 | Chapelle Saint-Louis de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France |
| Galerie Déprez-Bellorget, Paris, France |
| Bibliothèque nationale de France | |
| Musée de l’Albertina, Vienne, Autriche | |
| Musée Essl, Klosterneuburg, Autriche | |
| Musée Jenisch, Vevey, Suisse | |
| Musée Nichido Kasama, Japon | |
| Musée Olympique, Lausanne, Suisse | |
| Salzburg Museum, Autriche | |
| Museum der Moderne, Salzburg, Autriche |
| France, Autriche, Allemagne, Belgique, Italie, Royaume-Uni, Suisse, Japon, Chine, Canada, Dubaï, Qatar, États-Unis. |
ANNÉE 2019
Frédérique JEANTET
Bernard LAURAND
Minéral et Apparence
7 novembre – 22 décembre 2019

Teruhisa YAMANOBE
Gottfried SALZMANN
14 septembre – 31 octobre en cadre de Biennale de Lyon

Tatsuhiro SUIZU
Shigemi YASUHARA
Nouvelle direction de la peinture japonaise
jeudi 16 mai – samedi 29 juin 2019

Accrochage de Printemps
Exposition collective
jeudi 21 mars – samedi 4 mai 2019

Mieko TADOKORO
Motoko TACHIKAWA
Réflexion(s)
24 janvier – 9 mars 2019
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Josef CIESLA
L’Autre d’après le poème d’Andrée Chedid
Extrait de l’exposition du 18 mai au 1 juillet 2017
Mon désir a été de rendre hommage à 3 femmes par des œuvres peintes ou graphiques, ma façon à moi de saluer La femme – ma mère avant toutes, une femme belle, une émigrée courageuse, qui a souffert de cet état et du regard des autres, à l’épreuve de la vie à son arrivée au berceau et encore à son terme.
Le destin de Camille Claudel m’a bouleversé : sculpteur de génie, clouée par le verdict de la société, elle meurt à l’asile après 30 années d’internement stérile, dans l’indifférence générale, et malgré la grandeur de la famille Claudel est incinérée dans une fosse commune. Je ne l’oublie pas. (non exposée ici)
Rencontrée en 1967, Colette Magny a été une grande amie, une confidente. Auteur-compositeur-interprète, c’est une grande voix qui a chanté l’éternité de la jeunesse en révolte. Elle a dénoncé une société injuste et sclérosée et pris position sur les évènements du monde. L’Insoumise par excellence décède en 1997 saluée brièvement par ses compagnes-compagnons de scène et son public. Ses textes puissants gardent une résonnance intacte avec notre actualité. Lorsqu’elle venait chanter en Rhône-Alpes je la rejoignais sur scène pour danser lorsqu’elle interprétait J’aurais tant aimé danser, jusqu’à la fin de mes jours…D’après quelques toiles des années 1964-68 elle a écrit la chanson « CONASCOR » (disque Feu et rythme 1971 Chant du monde). Je l’ai transcrite en couleurs flamboyantes. Salut ému et fraternel à toi Colette.
Andrée Chedid est la compagne de mes pensées, j’ai eu la chance de la rencontrer en 1992, et de son écriture ciselée elle m’a offert une préface incroyable : Ciesla, le vaste. Cette femme est lumineuse et sa bonté, son humanité sans frontières, sourdent dans tous ses écrits. La force et la beauté de sa poésie sont inspirantes et par le dessin, la peinture, la gravure, j’ai fait miens quelques poèmes. Je te remercie Andrée d’éclairer mes jours.
Josef Ciesla – avril 2017
En hommage au poème « L’Autre » d’Andrée Chédid (fil inspirateur de l’exposition), Josef Ciesla entre peintures, sculptures et dessins renvoie à un au-delà de la figure pour un exercice de surgissements. L’ombre humaine est donc ouverte par le plasticien. Tout se joue entre une masse confuse et les signes qui s’en dégagent. Le travail consiste à rendre une absence présente qui exerce sur l’esprit et sur la perception une fascination. De la matière – et quelle qu’en soit la nature – émerge une lumière inconnue mais qui ne nous est pas étrangère puisqu’il s’agit de “cette chair qui nous compose”.
Ciesla soulève l’étrange magma du chaos et de l’ordre de notre viande de l’inconscient qui la travaille. Chaque pièce désigne l’être sans le nommer en des transpositions plastique là où tout prend l’aspect d’une surface qui se refuse et s’ouvre pour les défilé d’impressions existentielles. Nous sommes mis en présence de ce que nous ne distinguons pas tant nous restons souvent les passants solitaires dans la rue quelconque de nos existences.
Existe une double action : expansion, énergie mais aussi « manque » de « L’Autre » ou le recueil de ses marques qui deviennent la substance même de l’art. Cette interaction impose une puissance envoûtante. Chaque œuvre égare. Elle porte à proximité de la disparition mais aussi de l’imminence d’un retour.
Jean-Paul Gavard-PerretPhilosophe
1929-2023 Né à Tarnów en Pologne et émigré en France a l’age de 4 ans.
Vivait et travaillait à Artas, Auvergne-Rhône-Alpes, France.
| 1943 | entre en apprentissage à 13 ans dans une entreprise de teinture |
| 1948 – 52 | École Supérieure de Tissage de Lyon |
| 1954 – 56 | Académie des Beaux-Arts de Lyon en cour du soir Atelier Belloni, Sculpteur |
| 1955 – 68 | travaille dans l’industrie textile |
| 1968 | décide de se consacrer à plein temps à la création artistique |
| 1970 | Première commande publique pour le Conseil Général du Rhône, une Sculpture ht8x4m:Celle-ci ouvre le champ à plus de 75 réalisations monumentales implantées dans des lieux publics. |
| 1971 | Ville de Caluire et Cuire, Rhône |
| 1972 | Collège Paul Eluard, Vénissieux,Rhône |
| 1975 | Entrée de la Ville, Sail-sous-Couzan, Loire |
| 1976 | Collège Neuville-sur-Saône, Rhône |
| 1978 | Centre Commercial, La Part Dieu Lyon |
| École Nationale des Travaux Publics de l’État, Vaulx-en-Velin, Rhône | |
| 1979 | Station Métro Hôtel de Ville – Louis Pradel, Lyon |
| 1980 | Square Lebossé, Villeurbanne, Rhône |
| 1981 | Conseil Général de l’Isère, Grenoble |
| 1982 | College Soucieu-en-Jarrest, Rhône |
| 1985 | Gymnase de Bans-Givors,Rhône |
| 1986 | Bologna-Landi Gallery, New York, États-Unis |
| 1988 | Musée de Plein Air, Maubeuge, Hauts-de-France |
| 1988 | Passage de Ville, Roland Bernard, Oullins, Rhône |
| 1992 | Entrée Ville de Pont-Evêque, Isère |
| 1994 | Cloître Nord,Université Jean Moulin Lyon 3 (inscrit au Patrimoine National) |
| 1997 | Collège François-Ponsard, Vienne, Isère |
| 2006 | Cloître Sud, Université Jean Moulin Lyon 3 |
| 2008 | Vitraux, Chapelle Clinique Saint Vincent de Paul, Bourgoin-Jallieu, Isère |
| 2012 | Pigments sur toile, Mairie d’Artas, Isère |
Depuis 1963, la première exposition a Lyon, il expose en France, Pologne, Allemagne et aux États-Unis.
S=Sculpture, T=Œuvre textile, D=Dessin, Peinture
| 2017 | GALERIE48, Lyon |
| 2014 | Collection de la Praye, Fareins, Ain (S, T, D) |
| 2009 | Rétrospective, Maison Ravier Morestel, Isère |
| 2000 | Centre Céramique de La Borne,Henrichemont, Cher (S) |
| 1996 | Centres Culturels Artistiques, Lodz et Tarnów, Pologne (S, T, D) |
| Galerie Zacheta, Varsovie, Pologne | |
| 1994 | Galerie Atalante, Evian, Haute Savoie (S, D) |
| 1992 | Barrage de Monteynard sur le Drac,Isère (S, T) |
| 1991 – 1992 | Scène Nationale Bonlieu-Annecy, Haute Savoie (S, T) |
| 1988 | Musée Massey, Tarbes, Hautes Pyrénées (S) |
| 1986 | BOLOGNA-LANDI Gallery, New York, Etats-Unis (S, D) |
| 1985 | Centre Culturel Aragon Oyonnax, Ain (T, D) |
| 1984 | Galerie Am Schlosspark, Gaildorf, Allemagne (T, S) |
| 1984 | 1982,79,75, Galerie L’œil Écoute, Lyon |
| 1981 | Fondation Sant Vicens, Perpignan (S,T) |
| 1980 | Rétrospective |
| 1960 – 1980 | Centre Culturel Jacques Prévert, Givors,Rhône |
| 1976 | Musée des Beaux-Arts de Lyon (T) |
| Musée des beaux-arts de Lyon |
| Hôtel de ville de Lyon |
| Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation, Lyon |
| Conseil Général du Rhône, Lyon |
| Préfecture d’Avignon |
| Musée Hyacinthe-Rigaud, Perpignan |
| Musée François Mitterrand, Jarnac |
| Musée d’Art de Lodz, Pologne |
| Ville de Saint-Étienne |
| Ville de Limoges |
ANNÉE 2018
Yuco OYA- SATO
Catherine VINDY
KIMONO
Kimonos et Peintures, Foulards de Danielle BOISSELIER
8 novembre – 22 décembre 2018
Takesada MATSUTANI
Kate VAN HOUTEN
Dialogue d’artistes, Paris – Ôsaka, Ôsaka – Paris
8 septembre – 27 octobre 2018
Sandra MARTAGEX
Jardins électriques
17 mai – 30 juin 2018
Nicole BOTTET
Éclats de temps
15 mars – 5 mai 2018
Anne BERTOIN
STRESS TEST
25 janvier – 3 mars 2018
Accrochage de Printemps
* pour savoir plus cliquez sur le nom en bleu
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Exposition
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Exposition
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Exposition
ANNÉE 2017
Henri BAVIERA peinture
Jane NORBURY sculpture
Interface du vivant
9 novembre – 23 décembre 2017
Toko TOKUNAGA
Joseph PIASENTIN
Au – delà des rivages
L’intersection de la lumière et de la structure
16 septembre – 4 novembre 2017
Josef CIESLA
L’Autre
d’après le poème d’Andrée Chedid
jeudi 18 mai – samedi 1 juillet 2017
Serge SAUNIÈRE
Peintures
jeudi 16 mars – samedi 6 mai 2017
Didier HAMEY
Gravures
Amulettes et pain d’épices
4 février – 11 mars 2017
Marc DAILLY
Poèmes du quotidien
Œuvres disponibles
LYON ART PAPER, salon de dessin contemporain
du 7 au 11 octobre 2020
C’est au cœur du quotidien – un quotidien tranquille et qui semble presque immuable, un quotidien comme nous en vivons tous, fait de scènes familières, telle celle qui nous réunit autour du repas dominical ou bien celle qui nous voit rêvasser devant notre bol de café, au petit matin – que Marc Dailly a choisis de planter le décor de sa peinture. La vie comme elle va, sans fioritures, mais aussi sans pathos, mais aussi sans irruption d’angoisse d’aucune sorte, sans aigreur ni vague à l’âme. La vie saisie dans la magie de l’instant avec le désir d’en souligner la beauté, en même temps que la matérialité sereine.
Marc Dailly nous délivre au fil de ces toiles des émotions magnifiques, nourries par de petits riens de petits détails, savoureux et terriblement évocateurs. Une immense table rouge, dans un décor rouge, et une petite fille qui nous regarde et dont on imagine qu’elle termine son repas avec la lenteur qui sied aux enfants, celle de leur bon vouloir. Une pièce plongée dans l’ombre et depuis laquelle on aperçoit la cuisine dans la clarté de l’après-midi. Une femme qui profite quelques minuits des rayons du soleil, seule, absorbée par quelque douce rêverie. La peinture n’est pas ici le lieu de convergences tumultueuses de sentiments contradictoires, la catharsis d’un esprit tourmenté, et pour autant elle ne se complait nullement dans une observation béate des intérieurs ou des personnages.
La peinture ici est fille de poésie et nous donne à voir le quotidien sous son meilleur jour. La vie est belle, après tout. Elle nous ramène par les sujets qu’elle couche sur la toile, a notre propre condition de contemporain habite par les mêmes habitudes, les même reflexes, même intérieurs. II faut regarder de toute son âme, semble suggérer Marc Dailly, voir la lumière iriser la chevelure d’un enfant, le visage d’une femme, percevoir le charme de certains scènes anodines que nous sommes tous amenés à vivre, gouter le silence d’un intérieur tout frémissant encore des rencontres passées. Marc Dailly milite en quelque sorte pour un regard objectif sur le monde. Tout n’est pas tragique, définitif, tout n’est pas perdu. II suffit de regarder autour de soi, de prendre ici ou là de quoi nourrir notre soif de beauté. La vie est belle, après tout. Or donc, en plongeant au cœur de cette peinture intimiste, qui nous immerge dans un quotidien sans tensions, il advient que l’on touche du doigt un monde presque enchante, la vision troublante d’image qui sont autant de petits bijoux d’humanité, de petits moments de bonheur partages avec nous par l’artiste. Comme de beaux présents offerts au regardeur avec mission de les dupliquer peut-être à son tour dans a vie de tous les jours.
B. L.
Miroir de l’art #98. 2019
Né à Genève en 1978 et vit et travaille à Lyon.
| 2004 | Diplôme d’ illustrateur concepteur de l’école Emile Cohl, promotion Sempé |
| 2001 – 04 | formation à l’école Emile Cohl à Lyon |
| 2020 | “Poème quotidien” GALERIE 48, Lyon |
| Galerie Cyril Guernieri, Paris | |
| 2019 | Galerie Cyril Guernieri, Paris |
| Galerie Hervé Guyot, Hardelot-France, Pas-de-Calais | |
| La Galerie – Valérie Eymeric, Lyon | |
| 2018 | Galerie Nakai, Tournus, Saône-et-Loire |
| Galerie Cyril Guernieri, Paris | |
| 2016 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| 2013 | Galerie Françoise Souchaud, Lyon |
| 2012 | Galerie Nakai, Tournus, Saône-et-Loire |
| 2011 | Galerie Pons, Lyon |
| TOX ‘n’ Co. Gallery, Genève, Suisse | |
| 2009 | TOX ‘n’ Co. Gallery, Genève, Suisse |
| 2008 | Galerie Olga, Lyon |
| 2007 | TOX ‘n’ Co. Gallery, Genève, Suisse |
| 2006 | TOX ‘n’ Co. Gallery, Genève, Suisse |
| 2020 | Galerie Cyril Guernieri, Paris |
| 2019 | Galerie Nakai, Tournus, Saône-et-Loire |
| Galerie støerpunkt, Munich, Allemagne | |
| Galerie Paterswolde, Pays-bas | |
| “Winter collective” Hugo Fine Arts Galerie, New-York, États-Unis | |
| 2018 | Stroke Art fair de Munich, Galerie støerpunkt, Allemagne |
| Galerie støerpunkt, Munich, Allemagne | |
| 2017 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| Galerie Rauchfeld, Paris | |
| 2016 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| 2015 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| Galerie le salon ManMuti, IIe de Re | |
| 2014 | Galerie Le Soleil sur la place, Lyon |
| Galerie le salon ManMuti, IIe de Re | |
| 2011 | Galerie Pons, Lyon |
| 2009 | “Rétrospective des artistes de la galerie” Galerie Pons, Lyon |






































































