01/04 – 19/04/2026
" Auteur/autrice : admin "
ANNÉE 2025
Toko TOKUNAGA – Joseph PIASENTIN
Tokunaga – Piasentin / New works
du 18 novembre au 6 décembre

Tokunaga/Piasentin
Mémoire et Geste : Toko TOKUNAGA vit à Tokyo. Le travail de Toko Tokunaga explore la mémoire, recomposant des fragments de souvenirs à travers la couleur pour en faire une expression universelle. Pour cette exposition, elle présente des œuvres rendant hommage à Lyon : de petites pièces centrées sur la lumière et des œuvres explorant la mémoire à travers l’eau, source de vie. Joseph PIASENTIN crée en Californie. Les œuvres de Joseph Piasentin
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naissent du dialogue entre l’artiste et des matériaux soigneusement choisis, mêlant construction et reconstruction pour révéler l’équilibre entre chaos et maîtrise et laisser apparaître les traces de sa pensée et de son geste.GALERIE 48
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Iimari RAUTIO – Bungen SATO
Nature, guide-moi
du 1er au 19 avril 2025

Nature guide-moi
Le travail et la vie de Ilmari RAUTIO sont profondément liés à la nature finlandaise. RAUTIO est un peintre qui aime travailler en extérieur tout au long des quatre saisons. Il installe son chevalet devant un paysage et attend qu’apparaisse ce que la nature lui propose. C’est un festin de couleurs. Bungen SATO, artiste japonais aime entrer en résonance avec la
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nature et s’inspirer de la sensation qu’il en reçoit, Dans ses paysages, il mêle ses souvenirs et y accueille aussi ses parts d’ambiguïté et d'irrationnel. Ses œuvres, qui explorent les possibilités d’espace, apparaissent ainsi remplies d’improvisation, de vitesse, de passion et d’intuition.GALERIE 48
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ANNÉE 2024
Déméter
Dessins de Déméter
du 9 au 13 octobre

Déméter
GALERIE 48 Mari Katagiri présente les œuvres récentes de Déméter à Lyon Art Paper, salon de dessin contemporain, qui aura lieu à partir du 9 octobre et pour 5 jours. On partage dans une forêt l’air, les reflets et les bulles d'eau, c'est le mystère de la nature au travers du regard de l’artiste.
GALERIE 48
SUIZU - NORBURY - KUBOI
GENTLE WAVES - Céramique et Peinture japonaise
25 mai – 15 juin 2024

Exposition Céramique et Peinture japonaise
Jane Norbury utilise tout son corps pour pousser l'argile de l'intérieur vers l'extérieur afin de dynamiser ses pièces. Les mains, le corps et les matériaux ne font qu'un, la surface d'argile ainsi préparée est riche en douceur et en fluidité, et les œuvres gagnent une énergie intérieure. Les céramiques de Jane Norbury ont des formes qui semblent avoir été créées par la nature.
Tatsuhiro SUIZU, tout comme le faisaient les peintres japonais anciens, observe la nature pour sa source du sens esthétique. Il crée la beauté moderne :Lire la suite +
ces dernières années, il a découvert une manière de voir le monde plus libre. SUIZU dit : < En traçant plusieurs fois des lignes dans différentes directions, on crée un monde dans lequel diverses choses sont liées les unes aux autres. En d'autres termes, le monde est créé par l'intuition, juste avant qu'il ne soit reconnu par le langage ou la théorie. « Dessiner quelque chose » Ce n'est pas « quelque chose » mais c'est « dessiner » en soi qui fait d'un tableau un tableau.>
Hiromi Kuboi utilise des techniques traditionnelles de peinture japonaise qui existent depuis 1000 ans. Les pigments naturels choisis dans les peintures sont lumineux sans être brillants, pour une tonalité de couleur douce mais forte qui correspond aux œuvres de Hiromi Kuboi et fait ressortir ses créations paisibles. Elle présente des portraits et des natures mortes à base de bleu. GALERIE 48Replier -
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Kentaro KUMON
Portrait de la terre des hommes
3 février - 2 mars

Kentaro KUMON
Première en France, avec GALERIE 48, pour ce photographe tokyoïte de renom. La terre et ses hommes, au fil du temps, à travers tout le Japon. Les hommes contrôlent, modifient et ainsi créent leur terre ; Kentoro KUMON porte un intérêt particulier aux paysages façonnés par des hommes. Il capture même les changements dus au réchauffement climatique. Ce sont les activités humaines tantôt en osmose, tantôt en conflit avec la nature et la terre qui nous sont révélées.
GALERIE 48
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Olivier AUBRY
Grandeur nature
Extrait de l’exposition du 12 septembre au 30 octobre 2020
« Grandeur nature » célèbre les couleurs du vivant, mais avec en toile de fond l’angoisse de la disparition des paysages dont il fait l’inventaire. Car désormais, la contemplation romantique de la nature s’accompagne de l’effroi écologique : demain ce que nous admirons aura disparu. Au moment où nous le voyons, le paysage est un évanouissement, une relique, l’indice de ce qui a été, déjà un souvenir. C’est cette histoire de fantômes que raconte Olivier Aubry, fasciné par le territoire Japonais en ce qu’il représente une humble fragilité frappée par les catastrophes naturelles et humaines les plus extrêmes.
Peintre et performer, il parcourt ce pays en géographe pressé : il y a urgence. A l’enjeu écologique, il répond par l’économie de moyens ; face à la disparition des lieux, son protocole d’action court contre la montre : plutôt que se déplacer, Olivier Aubry préfère les promenades sur Google Earth de Tomomi Yano, son assistante japonaise. Au hasard des vues décrites, l’artiste traduit la dictée en croquis cartographiques rapides, et, depuis ces notes visuelles, peint des instantanés sous forme de monochromes intenses. Ceux-ci sont issus de la superposition d’épaisses couches de couleur accumulées aussi longtemps que la fraîcheur de l’huile permettra d’y tracer un sillon, comme une écriture graphique dans la matière colorée, sans repentir possible.
La maîtrise picturale associée à la rapidité d’action créent ici une qualité singulière : capturer l’urgence et la doter d’une profondeur. Charger la toile de mémoire avant la perte, bercer de lumière l’ombre des fantômes, se nourrir de la beauté en conscience de sa disparition. C’est le rôle de la couleur, reine dans cette œuvre : diffuser une charge émotionnelle pure, la preuve de la capacité d’émerveillement de l’artiste et une invitation à réveiller la nôtre.
Ainsi, « Grandeur nature » est une élégance dans le désespoir. L’affirmation que tout n’est pas perdu quand bien même tout disparaît, et que c’est notre capacité d’émerveillement qui, peut-être, sauvera le monde de l’homme et l’homme de lui-même.
Thierry Dupas
Né en 1964 à St Quentin. Vit et travaille à Lille.
| 1997 | Université Lille III – Arts Plastiques. Master, Lille, France |
| 1995-96 | Université Lille III – Arts Plastiques et Ecole des beaux-arts de Tourcoing. Lille |
| 1994 | Université St Charles (Arts Plastiques) Paris |
| 1993 | École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art. Paris |
| 2020 | “Grandeur nature,” avec Tomomi Yano. GALERIE 48. Lyon |
| Galerie L’Espace du Dedans. Lille | |
| “Terre et ciel” avec Pascal Pesez. Commissariat : Bernard Lallemand Espace Frontière, Lille-Hellemmes |
|
| 2019 | “Rose ici, vers là-bas» Pierre-Yves Caër Gallery. Paris |
| 2018 | “État des lieux,” Galerie Samy Kinge. Paris |
| 2015 | “Au-dessus, tout à fait en bas” Galerie Frédéric Storme. Lille |
| 2013 | Galerie Von & Von. Nuremberg. Allemagne |
| “Vivarium,” Galerie Van der Planken. Anvers. Belgique | |
| 2012 | “Vivarium,” Galerie Pome Turbil. Lyon |
| 2010 | “On the air,” Galerie Frédéric Storme. Lille / Galerie Kandler. Toulouse |
| 2007 | “Descente dans les près vitesse maximale,” Galerie Art Espace. Thonon |
| 2006 | “Champ contrechamp,” Galerie Frédéric Storme. Lille |
| “Zig zag,” Galerie Suty, Coye la forêt. | |
| 2005 | “Vue de 360° sur la vallée,” Galerie Frédéric Storme. Lille |
| “Présences absences réglables,” Galerie Samy Kinge. Paris | |
| “La dernière pièce du puzzle,” Galerie Kandler. Toulouse | |
| 2004 | “Au-dessus des cimes on voit ce qui reste” La plus petite galerie du monde ou presque. Roubaix |
| “Verdure organisée,” Galerie Premier Etage. Grimaud | |
| “C’est ma forêt,4 feuilles cette année,” Galerie Annie Lagier. L’isle sur sorgue | |
| 2003 | “Au dessus des cîmes on voit ce qui reste” Galerie Frédéric Storme. Lille |
| “Risque de vide maximum,” Galerie Art Espace. Thonon | |
| “C’est si loin qu’il faudrait un baobab,” Galerie A Contrario. Limoge | |
| 2002 | Galerie Compagnie des Arts. Beyrouth. Liban |
| Galerie Samy Kinge. Paris | |
| 2001 | “Ecriture de larmes” Galerie Frédéric Storme. Lille |
| “Weather Warning” Galerie Artcore. Toronto. Canada | |
| Galerie Samy Kinge. Paris | |
| Galerie J. Bernard. Avignon | |
| 2000 | Galerie Athéna. Courtrai. Belgique |
| “Avis de tempête” Galerie Art Espace. Thonon, Haute-Savoie | |
| 1999 | “1000000 siestes” Galerie Frédéric Storme. Lille |
| SAGA. Foire à l’estampe et à la sculpture. Paris | |
| FIAC. Galerie Samy Kinge. Paris |
| 2019 | Galerie Von & Von. Nürnberg. Allemagne |
| Galerie Rajane Louin. Locquirec. Finistère | |
| 2018 | Musée d’Art et d’Industrie. Roubaix. Nord |
| “Dessins contemporaine” Musée Robert Dubois-Corneau. Brunoy. Île-de-France | |
| 2017 | “12 in 1” Galerie Von&Von. Nürnberg. Allemagne |
| Festival OODAAQ. Rennes – Nantes – St Malo | |
| Musée: MUba Eugène Leroy. Tourcoing. Nord | |
| 2015 | Art Fair Cologne/Positions Berlin Art Fair/ par Galerie Von&Von |
| Art et Design, Galerie Zoumboulakis. Athènes. Grèce | |
| 2014 | Art fair Hambourg/Art fair Cologne/ par Galerie Von&Von |
| Scope Art Show Basel / Scope Art Show New York /par Galerie Von&Von | |
| “A la recherche des images perdues” Maison de la photographie. Lille | |
| 2012 | Foire de Toronto. Galerie Van Der Planken |
| 2011 | Foire de Toronto/ Foire d’Amsterdam/ par Galerie Van Der Planken |
| 2009 | Foire de Karlsruhe. Allemagne. Galerie Von&Von |
| 2008 | Art Fair KIAF. Séoul. Corée du sud. Galerie Kandler |
| 2007 | Musée d’Allauch. Provence-Alpes-Côte d’Azur |
| Art Fair KIAF. Séoul. Corée du sud. Galerie Kandler | |
| 2006 | Art Fair KIAF. Séoul. Corée du sud. Galerie Kandler |
| 2005 | ART PARIS. Galerie Samy Kinge |
| Musée d’ art et d’industrie. Roubaix, Nord | |
| Lille Grand Palais | |
| ART FAIR. Cologne. Galerie Artcore | |
| 2004 | ART FAIR, Miami /ART LONDON / ART FAIR. Cologne/ par Galerie Artcore |
| Lille 2004. Palais Rameau | |
| 2003 | ART PARIS. Galerie Samy Kinge |
| KUNSTRAI. Amsterdam. Galerie Artcore | |
| 2002 | ART PARIS. Galerie Samy Kinge et Galerie Frédéric Storme Facci |
| “Collections privées” Musée de Tourcoing. Nord | |
| ART COLOGNE / MIART, Milan /ARTEFIERA, Bologne / ARTISSIMA, Turin / par Galerie Artcore | |
| 2001 | ART PARIS. Paris. Galerie Frédéric Storme Facci |
| Musée Ingres. Montauban | |
| ARTE FIERA. Bologne. Galerie Artcore | |
| 2000 | “50 ans de Télérama” Grande Halle de la Villette. Paris |
Henri BAVIERA
INTERFACE DU VIVANT
Extrait de l’exposition du 9 novembre au 23 décembre 2017
ITINERANCES – Gravures et Collages
Extrait de l’exposition du 23 mai au 6 juillet 2013
Depuis toujours, quelque chose m’attire, me fascine, au fond des replis énigmatiques de la Nature, comme si toutes les réponses aux nombreuses questions posées sur le sens de la vie, de nos origines et nos devenirs y étaient cachées.
Une sorte de rébus infini que je triture, examine, malaxe, sous toutes ses formes jusqu’à ré-assembler ses morceaux en cherchant a déchiffrer ses codes. Fascination à la fois rétinienne, sensuelle mais toujours interrogative. Entre plaisir et patiente besogne, mon travail parvient, à certains moments d’équilibre de mes compositions, à me donner la sensation qu’une certaine harmonie universelle devient perceptible, sans toutefois jamais vraiment l’atteindre.
L’image, dans ses mystères, ses jeux, ses mille facettes, sont autant de générateurs d’émotion, car rien n’est dépourvu de sens, mais la profondeur de ce sens ne se laisse pas expliquer.
Orienter l’attention du regard vers les aspects permanents du règne vivant me donne en retour un précieux fil d’Ariane pour sauvegarder la sensibilité de l’érosion et garder l’éveil du regard. Pratique en contraste abrupt avec le bruit violent du monde.
Serait‐ce par là que se trouverait un chemin menant vers d’autres sources ?
Henri BAVIERA
Lorgues, 2017
Né en 1934, originaire de Saint Paul de Vence, France.
Vit et travaille à Lorgues, Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Formation à l’École Trachel de Nice : peinture, dessin, gravure. Puis, dès 1960 séjourne plusieurs années à Paris, fréquente des académies de peinture ainsi que l’atelier Calevaert‐Brun où s’enrichissent ses connaissances de la gravure. Après avoir pratiqué différentes disciplines : mosaïque, vitrail, céramique, polyester, sculpture, installations, la peinture, la gravure et la réalisation de livres d’artistes sont actuellement son activité majeure.
Depuis 1950 plus de 350 expositions personnelles, collectives et foires d’art internationales, marquent son parcours en France et à l’étranger : États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Japon, Allemagne, Italie, Danemark, Belgique, Suisse, Hollande, Brésil. En 2012, la ville de Saint Paul de Vence a organisé une grande exposition résumant ses 60 années de peinture. Aujourd’hui BAVIERA expose au Japon, à Paris et dans le sud de la France.
| 2017 | “Interface du vivant” avec Jane Norbury, céramiste, GALERIE 48, Lyon |
| “Tout commence par le dessin” Galerie des Ormes, Courtenay | |
| Galerie Aux Docks d’Arles, Arles | |
| – 08 | tous les ans depuis 2008, 30eme Festival du Livre de Mouans-Sartoux |
| 2016 | “Carnet de Bord”, Centre International d’Art Contemporain, Carros |
| 2015 | Exposition rétrospective “Carnet de Bord” CIAC, Carros |
| “Histoires de Livres” le salon du livre d’artistes, Tour Taxi Bruxelles, Belgique | |
| 2014 | 27ème Festival du Livre de Mouans-Sartoux |
| 2013 | “Itinérances” avec Marion de la Fontaine, sculpteur, GALERIE 48, Lyon |
| Gallery Orié, Tokyo, Japon | |
| “Aqua Mater” Pôle Culturel des Comtes de Provence, Brignoles | |
| 2012 | Exposition rétrospective, Musée de Saint Paul et Espace André Verdet, St Paul de Vence |
| Exposition et lecture, Médiathèque Municipale de Vence | |
| 2011 | Gallery Orié, Tokyo, Japon |
| Moulin de Larroque, Couze en Dordogne | |
| Exposition peintures, La Maison des Cygnes, Six Fours-les-plages | |
| 2010 | Exposition peintures, Galerie Dung Bui, Saint Paul de Vence |
| “Regards Multiples” Galerie le Hangart , Draguignan | |
| “On a marche sur la terre”, La Coupole, La Gaude |
| 1997 | 4e Triennale mondiale d’Estampes – Chamalières : Mention d’honneur |
| 1996 | XIXe Rencontre d’Arts Plastiques – Château Arnoux : 1er Prix de gravure |
| 1978 | 1er Grand Prix International Provence Côte d’Azur |
| 1973 | Jeune Peinture Méditerranéenne : Prix de l’UMAM, Prix du Press Club |
| 1968 | 2e Mostra Internazionale d’Arte Grafica d’Ancona : 1er Prix |
| 1967 | Jeune peinture Méditerranéenne : 1er Prix, Biennale de Paris |
| 1966 | 2e Grand Prix International de Monaco : Prix de peinture |
| 1960 | Biennale d’Asnières : 1er Prix de la Ville et 1er Prix du Rotary Club |
| 1960 | Salon de la Marine, Paris : 1er Prix |
| 1948 | École Trachel, Nice : 1er Prix Dessin |
| Maison des cosmonautes, Moscou |
| Fondation Emile Hugues, Vence |
| Musée de la Marine, Paris | Musée d’Art Moderne de Cordes sur Ciel | Musée Municipal de St Paul de Vence |
| Centre Pompidou, Paris |
| Bibliothèque Louis Nucera, Nice |
| Bibliothèque de Vence |
| Médiathèque Départementale de Digne |
| Médiathèque Municipale du Cannet des Maures |
| Médiathèque Municipale d’Antibes |
| France, États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Japon, Allemagne, Italie, Danemark, Belgique, Suisse, Hollande, Brésil |
ANNÉE 2023
Serge SAUNIERE
LYON ART PAPER
4 octobre – 8 octobre 2023

Serge Sauniere
AVEC OU SANS ENCRE Pour Serge Saunière dont le pinceau monochrome sait tout contenir. Franchies les étendues du silence, rassemblé, clarifié, s’élancer sur le papier, esprit et poignet vides, animer son encre dans l’éclair d’une seule impulsion, sans intention ni repentir. Jaillir dans l’instant. Survoler à main libre monte et cités, fleuves et forêts, le pinceau tout au frissonnement des bouleaux, à la quiétude du cœur.
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Le lavis tour a tour miroite, fond le proche et le lointain, verse ses ombres pour accueillir la terre quand elle s’endort. Quelques traits sur la toile à peine distincts, les montagnes tout a l’heure se sont absentées. Le vide s’empare de tout l’espace et comme une joie inexplicable il dilate d’un seul coup tes poumons. Quels oiseaux de l’autre côté du miroir aux alouettes ? Quelle lueur sur les friches d’un présent abandonné et comme interdit de tout prodige ? Dans un autre temps, tu partages toujours la solitude de Ryokan dans son ermitage traversé par le vent d’hiver, seul face au bruit de la neige. Plus que jamais le sage doit occulter ce qui le distingue, il s’ébroue dans la complicité des poissons profonds. Et toi, qui quoi guide ton pas dans le bric-à-brac des apparences ? As-tu encore des mots pour la laideur exhibant partout ses oripeaux ? Contre toute attente, avec l’allégresse de Shitao jaillir dans l’instant, dans son plein son rien, dans l’immensité du jour sur sa tête d’épingle. Avec ou sans encre au bout des doigts..Alain BLANC, 2010
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Anne BERTOIN
STRESS TEST
Extrait de l’exposition du 25 janvier au 3 mars 2018
Ni soleil, ni lune
Un monde sans repères
Extrait de l’exposition du 17 mars au 7 mai 2016
Géographies marginales
Extrait de l’exposition du 30 janvier au 15 mars 2014
Dans les domaines de l’ingénierie, de la sécurité ou de la finance, des tests de résistance permettent de mesurer la fiabilité de structures telles que celles des immeubles, aéroports ou institutions financières afin de les améliorer en imaginant comment celles-ci réagiraient en période de crise.
Notre monde est traversé de lignes de faille, annonciatrices de graves perturbations. Serons-nous encore capables de les traverser ?
Dans ces nouvelles peintures, Anne Bertoin parle d’un univers fragilisé mais aussi résilient. La destruction y est présente : montagnes de cendres parcourues de flammèches, porche balayé de poussières, déflagrations, vallée fluviale devenue un désert de neige… Cependant, tapis, perles et trésors, invisibles au premier regard, apparaissent parmi les débris, côtoient les fosses et les rebuts. L’astronaute porte le malade dans la nuit, le reporter témoigne du front, l’obscurité scintille… Comme si, parce qu’il pouvait produire des richesses, le chaos avait un sens et semblait avoir trouvé sa place dans l’ordre du monde : celle du changement et du renouveau.
Anne Bertoin
Janvier 2018
Face aux grands paysages ou espaces intérieurs (usines, bâtiments industriels…) d’Anne Bertoin, nous sommes d’abord comme stoppés dans notre “élan de voir”. Arrêtés par un rideau de coulures, de taches neigeuses, de traînées désordonnées… Cet empêchement pictural est aussi une invitation à baisser les armes affûtées de la perception et de la conscience, à s’avancer sans repères au sein d’espaces étrangement inquiétants, de ruines, de traces chaotiques de l’inconscient, d’une topologie du rêve… « Le Rêve est une seconde vie écrit Gérard de Nerval dans Aurélia. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible… Nous ne pouvons déterminer l’instant précis où le moi, sous une autre forme, continue l’œuvre de l’existence. C’est un souterrain vague qui s’éclaire peu à peu, et où se dégagent de l’ombre et de la nuit les pâles figures gravement immobiles qui habitent le séjour des limbes… » Une fois ce seuil initiatique et plastique franchi, nous découvrons des lieux dévastés, des forêts déchiquetées et tourmentées et des usines abandonnées, où la présence humaine se réduit à une ou deux silhouettes à peine perceptibles. L’ombre romantique du peintre allemand Caspar David Friedrich y rôde. Celle de son compatriote contemporain Anselm Kiefer aussi.
« Mon travail repose sur l’idée de “trace mnésique” écrit Anne Bertoin. A mi-chemin entre le conscient et l’inconscient, le tableau conduit le spectateur dans un no man’s land imaginaire où l’histoire individuelle cède la place à l’histoire collective ». Histoire collective faite ici de forces qui nous dépassent et de catastrophes indéterminées du passé.
Née à Lyon en 1963, diplômée des Beaux-Arts de Paris, Anne Bertoin a passé une grande partie de sa vie au Canada. Les grands espaces de ce pays imprègnent fortement ses toiles, emportent au loin sa psyché et ses références autobiographiques. Et l’on pense beaucoup en découvrant ses œuvres à un autre artiste ayant vécu au Canada et qui transforme ses paysages en espaces mentaux traversés d’étrangeté : l’Ecossais Peter Doig. Ce dernier peint lui aussi des atmosphères troubles s’appuyant sur des effets picturaux de coulures, où les choses demeurent indécises, équivoques, entre apparition et disparition. «Des formes émergent d’un tourbillon de taches poursuit Anne Bertoin, de drippings abstraits : ruines, rochers, routes, arbres, êtres humains ; elles portent par transparence les traces de plusieurs mémoires, époques et lieux, luttant pour ne pas retourner au chaos dont elles viennent de sortir». Une expérience sensorielle qui s’avère des plus troublantes.
JEAN-EMMANUEL DENAVE
Le Petit Bulletin Lyon nº 746
pour l’exposition 2014 d’Anne BERTOIN à GALERIE 48
Née en 1963 à Lyon en France, vit et travaille à Paris.
| 1995 | Licence en Studio Art, Université Concordia, Montréal, Canada |
| 1982 – 86 | École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris |
Anne Bertoin a vécu au Canada à Montréal de 1988 à 2012 ; elle y a exposé régulièrement depuis 1995 ainsi que dans la province de Québec et à Toronto. Depuis 2006 elle a montré ses œuvres à plusieurs reprises en France, notamment à Paris, à Lyon et en région Rhône-Alpes. Elle s’est installée à Lyon en 2013.
| 2018 | “STRESS TEST” GALERIE48, Lyon |
| 2016 | “Les luttes invisibles” Galerie Le Réalgar, Saint-Étienne |
| 2016 | “Ni soleil, ni lune” Un monde sans repères , GALERIE48, Lyon |
| 2015 | “Disruptive Scenarios” ARTroom Galerie, Fürth, Allemagne |
| 2014 | “Géographie marginales” GALERIE48, Lyon |
| A Topology of Memory, LIA, Leipzig, Allemagne | |
| Tout va bien, Commissaire J.-M. Marchais, Quai Est, Ivry/Seine | |
| 2013 | “L’orage suspendu” Galerie Realgar, Saint-Étienne |
| 2011 | “Périphéries” Galerie L’œil écoute, Lyon |
| “Anne Bertoin” Galerie Uni-ver, Paris | |
| “Détours” Galerie CROUS/Beaux-Arts, Paris | |
| 2010 | “Turbulence” (artiste invitée), Galerie Roccia, Montréal, Canada |
| 2010 – 09 | “Nomades” Expos Collectives itinérantes dans 11 musées du Québec, Canada |
| 2009 | “En temps et lieu…” Galerie d’art d’Outrement, Montréal, Canada |
| 2017 | ART Papier, SLBA, Lyon, France |
| 2017 | “Challenge Egregore” Galerie Egregore, Marmande, France |
| 2016 | “Le huitième paysage” atelier des Charrons, Saint-Étienne, France |
| Printemps des arts, SLBA, Lyon |
| Université de Montréal, Canada |
| Loto-Québec, Canada |
| Thannberger & Cie, Paris |
| Peinture-décor de théâtre de C.-A. Willering, Théâtre de Nesle, Paris (2010) |
| Murale Art-Déco de 3 X 14 m pour “La grande brasserie”, Montréal, Canada (2000) |
| Une trentaine de murales dans 12 magasins Bata au Québec et en Ontario (1995 – 2000) |
ANNÉE 2020
déméter
Le manteau du Jardinier
23 janvier – 7 mars 2020

Le manteau du Jardinier
déméter ne peint jamais la surface des choses. Elle aime sonder les profondeurs, aller au-delà des évidences. Il ne faut pas s’y tromper. Derrière la nature bien rangée d’un jardin dans son manteau, s’en trouve une autre, sauvage, sans artifice ni filet, celle des bourrasques fortes, des odeurs irrégulières et du hasard.
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déméter aime les graines dispersées par le vent, les plantes qui prolifèrent, les espèces parasites qui s’accrochent à d’autres et s’accouplent. Elle aime aussi le fracas des tempêtes, les fleurs d’iris fanées, les pétales tombés, le bois brisé qui se putréfie après l’orage. Elle aime, on le pressent dans ses dessins à l’encre, les animaux qui se dévorent et se battent, gueules grand ouvertes dans la nuit, pelage mouillé par la peur. Elle peut crier, déchirer et mordre. Elle connaît la vie violente et qui brûle. Voilà ce que disent les dernières toiles de déméter. Comme la déesse des moissons descendue aux enfers pour y chercher sa fille, elle parcourt d’autres mondes, dissimulés, beaucoup plus troubles et noirs.Adrien Homécourt 13 janvier 2020
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Olivier AUBRY
Tomomi YANO
Grandeur nature
12 septembre – 30 octobre 2020
Olivier AUBRY écoute d’abord son assistante lui expliquer un paysage japonais. Après de nombreux croquis, après réflexion, il commence à appliquer plusieurs couches de peinture sur la toile, et ensuite, avec concentration, il dessine les lignes d’un territoire idéal. Ses réflexions sur la vie s’expriment sous différentes formes de figurations.Lire la suite +
Thierry DUPAS écrit : "Grandeur nature" célèbre les couleurs du vivant, mais avec en toile de fond l’angoisse de la disparition des paysages dont il fait l’inventaire. Car désormais, la contemplation romantique de la nature s’accompagne de l’effroi écologique. Demain, ce que nous admirons aura disparu. Dès que nous le voyons, le paysage est déjà un souvenir, un évanouissement, une relique, l’indice de ce qui a été.C’est une histoire de fantômes que raconte Olivier AUBRY, fasciné par le territoire japonais en ce qu’il représente une humble fragilité frappée par les catastrophes naturelles et humaines les plus extrêmes. Son assistante, Tomomi YANO est également artiste. Son collage minimaliste, jouant avec le vide blanc, rappelle le Karesansui (jardin japonais) où un seul monde est représenté, dans un espace délimité transmettant une sensibilité toute japonaise.Replier -
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ANNÉE 2019
Frédérique JEANTET
Bernard LAURAND
Minéral et Apparence
7 novembre – 22 décembre 2019

Teruhisa YAMANOBE
Gottfried SALZMANN
14 septembre – 31 octobre en cadre de Biennale de Lyon

Tatsuhiro SUIZU
Shigemi YASUHARA
Nouvelle direction de la peinture japonaise
jeudi 16 mai – samedi 29 juin 2019

Accrochage de Printemps
Exposition collective
jeudi 21 mars – samedi 4 mai 2019

Mieko TADOKORO
Motoko TACHIKAWA
Réflexion(s)
24 janvier – 9 mars 2019
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