Linge Front

Pierre ALECHINSKY

Gravures d’aujourd’huiSix artistes contemporains
Pierre ALECHINSKY – Hervé DI ROSA – Speedy GRAPHITO – Carl-Henning PEDERSEN – Gottfried SALZMANN – Richard TEXIER
Extrait de l’exposition du 10 septembre au 29 octobre 2016

Pierre ALECHINSKY

Né en 1927 à Schaerbeek (Bruxelles) en Belgique.
L’un des acteurs les plus importants du monde artistique belge de l’après-guerre.
Adhérent du mouvement CoBrA suite à la rencontre d’un des fondateurs, le poète Christian Dotremont. Œuvre centrée autour des arts de l’impression : typographie, gravure, calligraphie, en particulier japonaise, variété des supports.

Blanc, palmier bleu et lac

Olivier AUBRY

Grandeur nature
Extrait de l’exposition du 12 septembre au 30 octobre

Grandeur nature

« Grandeur nature » célèbre les couleurs du vivant, mais avec en toile de fond l’angoisse de la disparition des paysages dont il fait l’inventaire. Car désormais, la contemplation romantique de la nature s’accompagne de l’effroi écologique : demain ce que nous admirons aura disparu. Au moment où nous le voyons, le paysage est un évanouissement, une relique, l’indice de ce qui a été, déjà un souvenir. C’est cette histoire de fantômes que raconte Olivier Aubry, fasciné par le territoire Japonais en ce qu’il représente une humble fragilité frappée par les catastrophes naturelles et humaines les plus extrêmes.
Peintre et performer, il parcourt ce pays en géographe pressé : il y a urgence. A l’enjeu écologique, il répond par l’économie de moyens ; face à la disparition des lieux, son protocole d’action court contre la montre : plutôt que se déplacer, Olivier Aubry préfère les promenades sur Google Earth de Tomomi Yano, son assistante japonaise. Au hasard des vues décrites, l’artiste traduit la dictée en croquis cartographiques rapides, et, depuis ces notes visuelles, peint des instantanés sous forme de monochromes intenses. Ceux-ci sont issus de la superposition d’épaisses couches de couleur accumulées aussi longtemps que la fraîcheur de l’huile permettra d’y tracer un sillon, comme une écriture graphique dans la matière colorée, sans repentir possible.
La maîtrise picturale associée à la rapidité d’action créent ici une qualité singulière : capturer l’urgence et la doter d’une profondeur. Charger la toile de mémoire avant la perte, bercer de lumière l’ombre des fantômes, se nourrir de la beauté en conscience de sa disparition. C’est le rôle de la couleur, reine dans cette œuvre : diffuser une charge émotionnelle pure, la preuve de la capacité d’émerveillement de l’artiste et une invitation à réveiller la nôtre.
Ainsi, « Grandeur nature » est une élégance dans le désespoir. L’affirmation que tout n’est pas perdu quand bien même tout disparaît, et que c’est notre capacité d’émerveillement qui, peut-être, sauvera le monde de l’homme et l’homme de lui-même.

Thierry Dupas

Biographie

Né en 1964 à St Quentin. Vit et travaille à Lille.

1997 Université Lille III – Arts Plastiques. Master 1. Lille
1995-96 Université Lille III – Arts Plastiques. Lille
École des beaux-arts de Tourcoing. proche de Lille
1994 Université St Charles – Arts Plastiques. Paris
École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art. Paris
Expositions personnelles. sélection (2020-1990)
2020 “Grandeur nature”  avec Tomomi Yano. GALERIE 48. Lyon
Galerie L’Espace du Dedans. Lille
“Terre et ciel” avec Pascal Pesez. Commissariat: Bernard Lallemand
Centre Frontière$ Galerie d’art. Hellemmes-Lille
2019 “Rose ici, vers là-bas”  Pierre-Yves Caër Gallery. Paris
2018 “État des lieux” Galerie Samy Kinge. Paris
2015 “Au dessus, tout à fait en bas” Galerie Frédéric Storme. Lille
2013 Galerie Von & Von. Nuremberg. Allemagne
“Vivarium” Galerie Van der Planken. Anvers. Belgique
2012 “Vivarium” Galerie Pome Turbil. Lyon
2010 “On the air” Galerie Frédéric Storme. Lille / Galerie Kandler. Toulouse
2007 “Descente dans les près vitesse maximale” Galerie Art Espace. Thonon
2006 “Champ contrechamp” Galerie Frédéric Storme. Lille
2005 “Vue de 360° sur la vallée” Galerie Frédéric Storme. Lille
“Présences absences réglables” Galerie Samy Kinge. Paris
“La dernière pièce du puzzle” Galerie Kandler.  Toulouse
2004 “Verdure organisée” Galerie Premier Etage.  Grimaud. Var
“C’est ma forêt,4 feuilles cette année” Galerie Annie Lagier. L’isle sur sorgue
2003 “Au dessus des cîmes on voit ce qui reste” Galerie Frédéric Storme. Lille
“C’est si loin qu’il faudrait un baobab Galerie A Contrario. Limoge
2002 Galerie Compagnie des Arts. Beyrouth. Liban
Galerie Samy Kinge. Paris
2001 “Ecriture de larmes” Galerie Frédéric Storme. Lille
“Weather Warning” Galerie Artcore. Toronto.Canada
Galerie Samy Kinge. Paris
Galerie J. Bernard. Avignon
2000 Galerie Athéna. Courtrai. Belgique
“Avis de tempête” Galerie Art Espace. Thonon, Haute-Savoie
1999 “1000000 siestes” Galerie Frédéric Storme. Lille
SAGA. Foire à l’estampe et à la sculpture. Paris
FIAC. Galerie Samy Kinge. Paris
Expositions collectives et Foires, sélection (2020-1992)
2019 Galerie Von&Von. Nürnberg. Allemagne
Galerie Rajane Louin. Locquirec. Finistère
2018 Musée d’Art et d’Industrie. Roubaix. Nord
“Dessins contemporaine” Musée Robert Dubois-Corneau. Brunoy. Île-de-France
2017 “12 in 1” Galerie Von&Von. Nürnberg. Allemagne
Festival OODAAQ.  Rennes – Nantes – St Malo
Musée: MUba Eugène Leroy. Tourcoing. Nord
2015 Art Fair Cologne/Positions Berlin Art Fair/ par Galerie Von&Von
Art et Design, Galerie Zoumboulakis. Athènes. Grèce
2014 Art fair Hambourg/Art fair Cologne/ par Galerie Von&Von
Scope Art Show Basel / Scope Art Show New York /par Galerie Von&Von
“A la recherche des images perdues” Maison de la photographie. Lille
2012 Foire de Toronto. Galerie Van Der Planken
2011 Foire de Toronto/ Foire d’Amsterdam/ par Galerie Van Der Planken
2009 Foire de Karlsruhe. Allemagne. Galerie Von&Von
2008 Art Fair KIAF. Séoul. Corée du sud. Galerie Kandler
2007 Musée d’Allauch. Provence-Alpes-Côte d’Azur
Art Fair KIAF. Séoul. Corée du sud. Galerie Kandler
2006 Art Fair KIAF. Séoul. Corée du sud. Galerie Kandler
2005 ART PARIS. Galerie Samy Kinge
Musée d’ art et d’industrie. Roubaix, Nord
Lille Grand Palais
ART FAIR. Cologne.  Galerie Artcore
2004 ART FAIR, Miami /ART LONDON / ART FAIR. Cologne/ par Galerie Artcore
Lille 2004. Palais Rameau
2003 ART PARIS. Galerie Samy Kinge
KUNSTRAI. Amsterdam. Galerie Artcore
2002 ART PARIS. Galerie Samy Kinge et Galerie Frédéric Storme Facci
“Collections privées” Musée de Tourcoing. Nord
ART COLOGNE / MIART, Milan /ARTEFIERA, Bologne / ARTISSIMA, Turin / par Galerie Artcore
2001 ART PARIS. Paris. Galerie Frédéric Storme Facci
Musée Ingres. Montauban
ARTE FIERA. Bologne. Galerie Artcore
2000 “50 ans de Télérama”  Grande Halle de la Villette. Paris

Henri BAVIERA

INTERFACE DU VIVANT
Extrait de l’exposition du 9 novembre au 23 décembre 2017

ITINERANCES – Gravures et Collages
Extrait de l’exposition du 23 mai au 6 juillet 2013

Depuis toujours, quelque chose m’attire, me fascine, au fond des replis énigmatiques de la Nature, comme si toutes les réponses aux nombreuses questions posées sur le sens de la vie, de nos origines et nos devenirs y étaient cachées.
Une sorte de rébus infini que je triture, examine, malaxe, sous toutes ses formes jusqu’à ré-assembler ses morceaux en cherchant a déchiffrer ses codes. Fascination à la fois rétinienne, sensuelle mais toujours interrogative. Entre plaisir et patiente besogne, mon travail parvient, à certains moments d’équilibre de mes compositions, à me donner la sensation qu’une certaine harmonie universelle devient perceptible, sans toutefois jamais vraiment l’atteindre.
L’image, dans ses mystères, ses jeux, ses mille facettes, sont autant de générateurs d’émotion, car rien n’est dépourvu de sens, mais la profondeur de ce sens ne se laisse pas expliquer.
Orienter l’attention du regard vers les aspects permanents du règne vivant me donne en retour un précieux fil d’Ariane pour sauvegarder la sensibilité de l’érosion et garder l’éveil du regard. Pratique en contraste abrupt avec le bruit violent du monde.
Serait‐ce par là que se trouverait un chemin menant vers d’autres sources ?

Henri BAVIERA
Lorgues, 2017

Biographie

Né en 1934, originaire de Saint Paul de Vence, France.
Vit et travaille à Lorgues, Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Formation à l’École Trachel de Nice : peinture, dessin, gravure. Puis, dès 1960 séjourne plusieurs années à Paris, fréquente des académies de peinture ainsi que l’atelier Calevaert‐Brun où s’enrichissent ses connaissances de la gravure. Après avoir pratiqué différentes disciplines : mosaïque, vitrail, céramique, polyester, sculpture, installations, la peinture, la gravure et la réalisation de livres d’artistes sont actuellement son activité majeure.
Depuis 1950 plus de 350 expositions personnelles, collectives et foires d’art internationales, marquent son parcours en France et à l’étranger : États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Japon, Allemagne, Italie, Danemark, Belgique, Suisse, Hollande, Brésil. En 2012, la ville de Saint Paul de Vence a organisé une grande exposition résumant ses 60 années de peinture. Aujourd’hui BAVIERA expose au Japon, à Paris et dans le sud de la France.

Expositions personnelles récentes sélectionnés
2017 “Interface du vivant” avec Jane Norbury, céramiste, GALERIE 48, Lyon
“Tout commence par le dessin” Galerie des Ormes, Courtenay
Galerie Aux Docks d’Arles, Arles
– 08 tous les ans depuis 2008, 30eme Festival du Livre de Mouans-Sartoux
2016 “Carnet de Bord”, Centre International d’Art Contemporain, Carros
2015 Exposition rétrospective “Carnet de Bord” CIAC, Carros
“Histoires de Livres” le salon du livre d’artistes, Tour Taxi Bruxelles, Belgique
2014 27ème Festival du Livre de Mouans-Sartoux
2013 “Itinérances” avec Marion de la Fontaine, sculpteur, GALERIE 48, Lyon
Gallery Orié, Tokyo, Japon
“Aqua Mater” Pôle Culturel des Comtes de Provence, Brignoles
2012 Exposition rétrospective, Musée de Saint Paul et Espace André Verdet, St Paul de Vence
Exposition et lecture, Médiathèque Municipale de Vence
2011 Gallery Orié, Tokyo, Japon
Moulin de Larroque, Couze en Dordogne
Exposition peintures, La Maison des Cygnes, Six Fours-les-plages
2010 Exposition peintures, Galerie Dung Bui, Saint Paul de Vence
“Regards Multiples” Galerie le Hangart , Draguignan
“On a marche sur la terre”, La Coupole, La Gaude
Distinctions
1997 4e Triennale mondiale d’Estampes – Chamalières : Mention d’honneur
1996 XIXe Rencontre d’Arts Plastiques – Château Arnoux : 1er Prix de gravure
1978 1er Grand Prix International Provence Côte d’Azur
1973 Jeune Peinture Méditerranéenne : Prix de l’UMAM, Prix du Press Club
1968 2e Mostra Internazionale d’Arte Grafica d’Ancona : 1er Prix
1967 Jeune peinture Méditerranéenne : 1er Prix, Biennale de Paris
1966 2e Grand Prix International de Monaco : Prix de peinture
1960 Biennale d’Asnières : 1er Prix de la Ville et 1er Prix du Rotary Club
1960 Salon de la Marine, Paris : 1er Prix
1948 École Trachel, Nice : 1er Prix Dessin
Collections
Maison des cosmonautes, Moscou
Fondation Emile Hugues, Vence
Musée de la Marine, Paris
Musée d’Art Moderne de Cordes sur Ciel
Musée Municipal de St Paul de Vence
Centre Pompidou, Paris
Bibliothèque Louis Nucera, Nice
Bibliothèque de Vence
Médiathèque Départementale de Digne
Médiathèque Municipale du Cannet des Maures
Médiathèque Municipale d’Antibes
France, États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Japon, Allemagne, Italie, Danemark, Belgique, Suisse, Hollande, Brésil
L'antre60 X 80 cm

Anne BERTOIN

STRESS TEST
Extrait de l’exposition du 25 janvier au 3 mars 2018

Ni soleil, ni lune
Un monde sans repères
Extrait de l’exposition du 17 mars au 7 mai 2016

Géographies marginales
Extrait de l’exposition du 30 janvier au 15 mars 2014

STRESS TEST

Dans les domaines de l’ingénierie, de la sécurité ou de la finance, des tests de résistance permettent de mesurer la fiabilité de structures telles que celles des immeubles, aéroports ou institutions financières afin de les améliorer en imaginant comment celles-ci réagiraient en période de crise.
Notre monde est traversé de lignes de faille, annonciatrices de graves perturbations. Serons-nous encore capables de les traverser ?

Dans ces nouvelles peintures, Anne Bertoin parle d’un univers fragilisé mais aussi résilient. La destruction y est présente : montagnes de cendres parcourues de flammèches, porche balayé de poussières, déflagrations, vallée fluviale devenue un désert de neige… Cependant, tapis, perles et trésors, invisibles au premier regard, apparaissent parmi les débris, côtoient les fosses et les rebuts. L’astronaute porte le malade dans la nuit, le reporter témoigne du front, l’obscurité scintille… Comme si, parce qu’il pouvait produire des richesses, le chaos avait un sens et semblait avoir trouvé sa place dans l’ordre du monde : celle du changement et du renouveau.

Anne Bertoin
Janvier 2018

TOPOLOGIES INCERTAINES

Face aux grands paysages ou espaces intérieurs (usines, bâtiments industriels…) d’Anne Bertoin, nous sommes d’abord comme stoppés dans notre “élan de voir”. Arrêtés par un rideau de coulures, de taches neigeuses, de traînées désordonnées… Cet empêchement pictural est aussi une invitation à baisser les armes affûtées de la perception et de la conscience, à s’avancer sans repères au sein d’espaces étrangement inquiétants, de ruines, de traces chaotiques de l’inconscient, d’une topologie du rêve… « Le Rêve est une seconde vie écrit Gérard de Nerval dans Aurélia. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible… Nous ne pouvons déterminer l’instant précis où le moi, sous une autre forme, continue l’œuvre de l’existence. C’est un souterrain vague qui s’éclaire peu à peu, et où se dégagent de l’ombre et de la nuit les pâles figures gravement immobiles qui habitent le séjour des limbes… » Une fois ce seuil initiatique et plastique franchi, nous découvrons des lieux dévastés, des forêts déchiquetées et tourmentées et des usines abandonnées, où la présence humaine se réduit à une ou deux silhouettes à peine perceptibles. L’ombre romantique du peintre allemand Caspar David Friedrich y rôde. Celle de son compatriote contemporain Anselm Kiefer aussi.

NO MAN’S LAND

« Mon travail repose sur l’idée de “trace mnésique” écrit Anne Bertoin. A mi-chemin entre le conscient et l’inconscient, le tableau conduit le spectateur dans un no man’s land imaginaire où l’histoire individuelle cède la place à l’histoire collective ». Histoire collective faite ici de forces qui nous dépassent et de catastrophes indéterminées du passé.
Née à Lyon en 1963, diplômée des Beaux-Arts de Paris, Anne Bertoin a passé une grande partie de sa vie au Canada. Les grands espaces de ce pays imprègnent fortement ses toiles, emportent au loin sa psyché et ses références autobiographiques. Et l’on pense beaucoup en découvrant ses œuvres à un autre artiste ayant vécu au Canada et qui transforme ses paysages en espaces mentaux traversés d’étrangeté : l’Ecossais Peter Doig. Ce dernier peint lui aussi des atmosphères troubles s’appuyant sur des effets picturaux de coulures, où les choses demeurent indécises, équivoques, entre apparition et disparition. «Des formes émergent d’un tourbillon de taches poursuit Anne Bertoin, de drippings abstraits : ruines, rochers, routes, arbres, êtres humains ; elles portent par transparence les traces de plusieurs mémoires, époques et lieux, luttant pour ne pas retourner au chaos dont elles viennent de sortir». Une expérience sensorielle qui s’avère des plus troublantes.

JEAN-EMMANUEL DENAVE
Le Petit Bulletin Lyon nº 746
pour l’exposition 2014 d’Anne BERTOIN à GALERIE 48

Biographie

Née en 1963 à Lyon en France, vit et travaille à Paris.

1995 Licence en Studio Art, Université Concordia, Montréal, Canada
1982 – 86 École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris

Anne Bertoin a vécu au Canada à Montréal de 1988 à 2012 ; elle y a exposé régulièrement depuis 1995 ainsi que dans la province de Québec et à Toronto. Depuis 2006 elle a montré ses œuvres à plusieurs reprises en France, notamment à Paris, à Lyon et en région Rhône-Alpes. Elle s’est installée à Lyon en 2013.

Expositions personnelles récentes
2018 “STRESS TEST” GALERIE48, Lyon
2016 “Les luttes invisibles” Galerie Le Réalgar, Saint-Étienne
2016 “Ni soleil, ni lune” Un monde sans repères , GALERIE48, Lyon
2015 “Disruptive Scenarios” ARTroom Galerie, Fürth, Allemagne
2014 “Géographie marginales” GALERIE48, Lyon
A Topology of Memory, LIA, Leipzig, Allemagne
Tout va bien, Commissaire J.-M. Marchais, Quai Est, Ivry/Seine
2013 “L’orage suspendu” Galerie Realgar, Saint-Étienne
2011 “Périphéries” Galerie L’œil écoute, Lyon
“Anne Bertoin” Galerie Uni-ver, Paris
“Détours” Galerie CROUS/Beaux-Arts, Paris
2010 “Turbulence” (artiste invitée), Galerie Roccia, Montréal, Canada
2010 – 09 “Nomades” Expos Collectives itinérantes dans 11 musées du Québec, Canada
2009 “En temps et lieu…” Galerie d’art d’Outrement, Montréal, Canada
Expositions collectives plus récentes
2017 ART Papier, SLBA, Lyon, France
2017 “Challenge Egregore” Galerie Egregore, Marmande, France
2016 “Le huitième paysage” atelier des Charrons, Saint-Étienne, France
Printemps des arts, SLBA, Lyon
Collections publiques et corporatives, commandes privées
Université de Montréal, Canada
Loto-Québec, Canada
Thannberger & Cie, Paris
Peinture-décor de théâtre de C.-A. Willering, Théâtre de Nesle, Paris (2010)
Murale Art-Déco de 3 X 14 m pour “La grande brasserie”, Montréal, Canada (2000)
Une trentaine de murales dans 12 magasins Bata au Québec et en Ontario (1995 – 2000)
Bouquet 97 x 146 cm

Nicole BOTTET

Accrochage de printemps
Extrait de l’exposition collective du 21 mars au 4 mai 2019


Éclats de temps
Extrait de l’exposition du 15 mars au 5 mai 2018

Choix de petits formats
Extrait de l’exposition collective du 5 novembre au 23 décembre 2016

Le chant des êtres
Extrait de l’exposition du 5 septembre au 24 octobre 2015

l’instant
Extrait de l’exposition du 31 janvier au 6 avril 2013


Nicole Bottet célèbre le quotidien, le silence serein du réel pudique.
Des stèles se dressent à des confis sans nom. Sa création est un bonheur de l’ici et maintenant une grâce, un ravissement.
Le chant des êtres.
Quelque chose se dérobe et éclot.
Quelque chose se volatilise et commence.
Le jeu est puissant, la nuance une intensité.
Les fleurs se flétrissent dans la splendeur éphémère.
Hors d’un carton oublie s’échappent des fragments de vie, elle travaille au service de l’ignoré, des lettres jaunies surgissent, la confidence d’un père, la rencontre, la guerre, des vies s’entrecroisent sans souci de chronologie et se retrouvent placées au cœur d’un tableau.
Des existences sortes de l’oubli en rejoignant la couleur sur la toile. Le temps est effacé, le passé est présent.
La peinture de Nicole Botter nous fait vivre des émotions soudaines, inexplorées le ton si fragile est juste.
Dans le champ de la création elle est une aventurière. Elle tente et décide.
Elle essaie et fonce. Elle agit à la bonne occasion au moment favorable par des gestes appropries, a la belle heure pour la joie et par la joie.
L’artiste voyage à l’intérieur de l’inexploré.

Le chant d’être” B.S. et Gilbert LASCAULT

Biographie

Née à Pontoise en 1942, vit et travaille à Paris.

Après ses études à l’École des Beaux-Arts de Paris, dès 1973, date de sa première exposition personnelle, elle entreprend une carrière internationale. Ses peintures sont représentées en permanance en France, Allemagne, Autriche, Suisse, au Japon et Lichtenstein. Elle produit plusieurs films et livres d’artiste.

Expositions personnellesrécentes
2018 “Éclats de temps” GALERIE48, Lyon
2017 Galerie Nichido, Tokyo et Osaka, Japon
Galerie Art Aujourd’hui, Paris
Galerie Welz, Salzbourg, Autriche
2016 Art Elysées Paris, Nicole Bottet – Galerie Nichido
Galerie Art Aujourd’hui, Paris
Galerie Moënch Bremen, Allemagne
2015 “Le chants des être” GALERIE 48, Lyon, France
Galerie Mönch, Bremen, Allemagne
Galerie Nichido, Tokyo, Japon
Galerie Nichido, Paris, France
Société Baratte, Paris, France
2014 galerie Koo, Hong Kong, Chine
Paris Art Ltd, Hong Kong, Chine
Museum Schloss Ritzen, Saalfelden, Autriche
2013 “L’instant” GALERIE 48, Lyon, France
Galerie Nichido, Paris, France
2012 Kaethe Zwach Galerie, Schörfling am Attersee, Autriche
2011 Galerie Welz, Salzbourg, Autriche
Galerie Nichido, Paris, France
Galerie Nichido, Tokyo, Japon
2010 Chapelle Saint-Louis de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France
Galerie Déprez-Bellorget, Paris, France
Collections publiques
Bibliothèque nationale de France
Musée de l’Albertina, Vienne, Autriche
Musée Essl, Klosterneuburg, Autriche

Musée Jenisch, Vevey, Suisse
Musée Nichido Kasama, Japon
Musée Olympique, Lausanne, Suisse
Salzburg Museum, Autriche
Collections particulières
En Europe, Chine, au Canada, Japon, Qatar et aux États-Unis.
CCicatrices du temps24x30cm

Josef CIESLA

L’Autre d’après le poème d’Andrée Chedid
Extrait de l’exposition du 18 mai au 1 juillet 2017

Mon désir a été de rendre hommage à 3 femmes par des œuvres peintes ou graphiques, ma façon à moi de saluer La femme – ma mère avant toutes, une femme belle, une émigrée courageuse, qui a souffert de cet état et du regard des autres,  à l’épreuve de la vie à son arrivée au berceau et encore à son terme.

Le destin de Camille Claudel m’a bouleversé : sculpteur de génie, clouée par le verdict de la société, elle meurt à l’asile après 30 années d’internement stérile, dans l’indifférence générale,  et malgré la grandeur de la famille Claudel est incinérée dans une fosse commune. Je ne l’oublie pas. (non exposée ici)

Rencontrée en 1967, Colette Magny a été une grande amie, une confidente. Auteur-compositeur-interprète, c’est une grande voix qui a chanté l’éternité de la jeunesse en révolte.  Elle a dénoncé une société injuste et sclérosée et  pris position sur les évènements du monde. L’Insoumise par excellence décède en 1997 saluée brièvement par ses compagnes-compagnons de scène et son public. Ses textes puissants gardent une résonnance intacte avec notre actualité. Lorsqu’elle venait chanter en Rhône-Alpes je la rejoignais sur scène pour danser lorsqu’elle interprétait J’aurais tant aimé danser, jusqu’à la fin de mes jours…D’après quelques toiles des années 1964-68 elle a écrit la chanson « CONASCOR »  (disque Feu et rythme 1971 Chant du monde). Je l’ai transcrite en couleurs flamboyantes. Salut ému et fraternel à toi Colette.

Andrée Chedid est la compagne de mes pensées, j’ai eu la chance de la rencontrer en 1992, et de son écriture ciselée elle m’a offert une préface incroyable : Ciesla, le vaste.  Cette femme est lumineuse et sa bonté, son humanité sans frontières, sourdent dans tous ses écrits. La force et la beauté de sa  poésie sont inspirantes et par le dessin, la peinture, la gravure,  j’ai  fait miens quelques poèmes. Je te remercie Andrée d’éclairer mes jours.

Josef Ciesla – avril 2017

En hom­mage au poème « L’Autre » d’Andrée Ché­did (fil ins­pi­ra­teur de l’exposition), Josef Ciesla entre pein­tures, sculp­tures et des­sins ren­voie à un au-delà de la figure pour un exer­cice de sur­gis­se­ments. L’ombre humaine est donc ouverte par le plasticien. Tout se joue entre une masse confuse et les signes qui s’en dégagent. Le tra­vail consiste à rendre une absence pré­sente qui exerce sur l’esprit et sur la per­cep­tion une fas­ci­na­tion. De la matière – et quelle qu’en soit la nature – émerge une lumière incon­nue mais qui ne nous est pas étran­gère puisqu’il s’agit de “cette chair qui nous com­pose”.
Ciesla sou­lève l’étrange magma du chaos et de l’ordre  de notre viande de l’inconscient qui la tra­vaille. Chaque pièce désigne l’être sans le nom­mer en des trans­po­si­tions plas­tique là où tout prend l’aspect d’une sur­face qui se refuse et s’ouvre pour les défilé d’impressions exis­ten­tielles. Nous sommes mis en pré­sence de ce que nous ne dis­tin­guons pas tant nous res­tons sou­vent les pas­sants soli­taires dans la rue quel­conque de nos exis­tences.
Existe une double action : expan­sion, éner­gie mais aussi « manque » de « L’Autre » ou le recueil de ses marques qui deviennent la sub­stance même de l’art. Cette inter­ac­tion impose une puis­sance envoû­tante. Chaque œuvre égare. Elle porte à proxi­mité de la dis­pa­ri­tion mais aussi de l’imminence d’un retour.

Jean-Paul Gavard-PerretPhilosophe

Biographie

Né en 1929 à Tarnów en Pologne et émigré en France a l’age de 4 ans.
Vit et travaille à Artas, Auvergne-Rhône-Alpes, France.

1943 entre en apprentissage à 13 ans dans une entreprise de teinture
1948 – 52 École Supérieure de Tissage de Lyon
1954 – 56 Académie des Beaux-Arts de Lyon en cour du soir Atelier Belloni, Sculpteur
1955 – 68 travaille dans l’industrie textile
1968 décide de se consacrer à plein temps à la création artistique
1970 Première commande publique pour le Conseil Général du Rhône, une Sculpture ht8x4m:Celle-ci ouvre le champ à plus de 75 réalisations monumentales implantées dans des lieux publics.
Sculptures monumentales implantées sélectionnes
1971 Ville de Caluire et Cuire, Rhône
1972 Collège Paul Eluard, Vénissieux,Rhône
1975 Entrée de la Ville, Sail-sous-Couzan, Loire
1976 Collège Neuville-sur-Saône, Rhône
1978 Centre Commercial, La Part Dieu Lyon
École Nationale des Travaux Publics de l’État, Vaulx-en-Velin, Rhône
1979 Station Métro Hôtel de Ville – Louis Pradel, Lyon
1980 Square Lebossé, Villeurbanne, Rhône
1981 Conseil Général de l’Isère, Grenoble
1982 College Soucieu-en-Jarrest, Rhône
1985 Gymnase de Bans-Givors,Rhône
1986 Bologna-Landi Gallery, New York, États-Unis
1988 Musée de Plein Air, Maubeuge, Hauts-de-France
1988 Passage de Ville, Roland Bernard, Oullins, Rhône
1992 Entrée Ville de Pont-Evêque, Isère
1994 Cloître Nord,Université Jean Moulin Lyon 3 (inscrit au Patrimoine National)
1997 Collège François-Ponsard, Vienne, Isère
2006 Cloître Sud, Université Jean Moulin Lyon 3
2008 Vitraux, Chapelle Clinique Saint Vincent de Paul, Bourgoin-Jallieu, Isère
2012 Pigments sur toile, Mairie d’Artas, Isère
Expositions personnelles sélectionnées

Depuis 1963, la première exposition a Lyon, il expose en France, Pologne, Allemagne et aux États-Unis.
S=Sculpture, T=Œuvre textile, D=Dessin, Peinture

2017 GALERIE48, Lyon
2014 Collection de la Praye, Fareins, Ain (S, T, D)
2009 Rétrospective, Maison Ravier Morestel, Isère
2000 Centre Céramique de La Borne,Henrichemont, Cher (S)
1996 Centres Culturels Artistiques, Lodz et Tarnów, Pologne (S, T, D)
Galerie Zacheta, Varsovie, Pologne
1994 Galerie Atalante, Evian, Haute Savoie (S, D)
1992 Barrage de Monteynard sur le Drac,Isère (S, T)
1991 – 1992 Scène Nationale Bonlieu-Annecy, Haute Savoie  (S, T)
1988 Musée Massey, Tarbes, Hautes Pyrénées (S)
1986 BOLOGNA-LANDI Gallery, New York, Etats-Unis (S, D)
1985 Centre Culturel Aragon Oyonnax, Ain (T, D)
1984 Galerie Am Schlosspark, Gaildorf, Allemagne (T, S)
1984 1982,79,75, Galerie L’œil Écoute, Lyon
1981 Fondation Sant Vicens, Perpignan (S,T)
1980 Rétrospective
1960 – 1980 Centre Culturel Jacques Prévert, Givors,Rhône
1976 Musée des Beaux-Arts de Lyon  (T)
Collections publiques sélectionnes
Musée des beaux-arts de Lyon
Hôtel de ville de Lyon
Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation, Lyon
Conseil Général du Rhône, Lyon
Préfecture d’Avignon
Musée Hyacinthe-Rigaud, Perpignan
Musée François Mitterrand, Jarnac
Musée d’Art de Lodz, Pologne
Ville de Saint-Étienne
Ville de Limoges
Table et cuisine

Marc DAILLY

Poèmes du quotidien 
Œuvres disponibles

LYON ART PAPER, salon de dessin contemporain
du 7 au 11 octobre 2020

C’est au cœur du quotidien – un quotidien tranquille et qui semble presque immuable, un quotidien comme nous en vivons tous, fait de scènes familières, telle celle qui nous réunit autour du repas dominical ou bien celle qui nous voit rêvasser devant notre bol de café, au petit matin – que Marc Dailly a choisis de planter le décor de sa peinture. La vie comme elle va, sans fioritures, mais aussi sans pathos, mais aussi sans irruption d’angoisse d’aucune sorte, sans aigreur ni vague à l’âme. La vie saisie dans la magie de l’instant avec le désir d’en souligner la beauté, en même temps que la matérialité sereine.

Marc Dailly nous délivre au fil de ces toiles des émotions magnifiques, nourries par de petits riens de petits détails, savoureux et terriblement évocateurs. Une immense table rouge, dans un décor rouge, et une petite fille qui nous regarde et dont on imagine qu’elle termine son repas avec la lenteur qui sied aux enfants, celle de leur bon vouloir. Une pièce plongée dans l’ombre et depuis laquelle on aperçoit  la cuisine dans la clarté de l’après-midi. Une femme qui profite quelques minuits des rayons du soleil, seule, absorbée par quelque douce rêverie. La peinture n’est pas ici le lieu de convergences tumultueuses de sentiments contradictoires, la catharsis d’un esprit tourmenté, et pour autant elle ne se complait nullement dans une observation béate des intérieurs ou des personnages.
La peinture ici est fille de poésie et nous donne à voir le quotidien sous son meilleur jour.  La vie est belle, après tout. Elle nous ramène par les sujets qu’elle couche sur la toile, a notre propre condition de contemporain habite par les mêmes habitudes, les même reflexes, même intérieurs. II faut regarder de toute son âme, semble suggérer Marc Dailly, voir la lumière iriser la chevelure d’un enfant, le visage d’une femme, percevoir le charme de certains scènes anodines que nous sommes tous amenés à vivre, gouter le silence d’un intérieur tout frémissant encore des rencontres passées. Marc Dailly milite en quelque sorte pour un regard objectif sur le monde. Tout n’est pas tragique, définitif, tout n’est pas perdu. II suffit de regarder autour de soi, de prendre ici ou là de quoi nourrir notre soif de beauté. La vie est belle, après tout. Or donc, en plongeant au cœur de cette peinture intimiste, qui nous immerge dans un quotidien sans tensions, il advient que l’on touche du doigt un monde presque enchante, la vision troublante d’image qui sont autant de petits bijoux d’humanité, de petits moments de bonheur partages avec nous par l’artiste. Comme de beaux présents offerts au regardeur avec mission de les dupliquer peut-être à son tour dans a vie de tous les jours.

B. L.
Miroir de l’art #98. 2019

Biographie

Né à Genève en 1978 et vit et travaille à Lyon.

2004 Diplôme d’ illustrateur concepteur de l’école Emile Cohl, promotion Sempé
2001 – 04 formation à l’école Emile Cohl à Lyon
Expositions personnelles
2020 “Poème quotidien” GALERIE 48, Lyon
Galerie Cyril Guernieri, Paris
2019 Galerie Cyril Guernieri, Paris
Galerie Hervé Guyot, Hardelot-France, Pas-de-Calais
La Galerie – Valérie Eymeric, Lyon
2018 Galerie Nakai, Tournus, Saône-et-Loire

Galerie Cyril Guernieri, Paris
2016 Galerie Le Soleil sur la place, Lyon
2013 Galerie Françoise Souchaud, Lyon
2012 Galerie Nakai, Tournus, Saône-et-Loire
2011 Galerie Pons, Lyon
TOX ‘n’ Co. Gallery, Genève, Suisse
2009 TOX ‘n’ Co. Gallery, Genève, Suisse
2008 Galerie Olga, Lyon
2007 TOX ‘n’ Co. Gallery, Genève, Suisse
2006 TOX ‘n’ Co. Gallery, Genève, Suisse
Expositions collectives
2020 Galerie Cyril Guernieri, Paris
2019 Galerie Nakai, Tournus, Saône-et-Loire
Galerie støerpunkt, Munich, Allemagne
Galerie Paterswolde, Pays-bas
“Winter collective” Hugo Fine Arts Galerie, New-York, États-Unis
2018 Stroke Art fair de Munich, Galerie støerpunkt, Allemagne
Galerie støerpunkt, Munich, Allemagne
2017 Galerie Le Soleil sur la place, Lyon
Galerie Rauchfeld, Paris

2016 Galerie Le Soleil sur la place, Lyon
2015 Galerie Le Soleil sur la place, Lyon
Galerie le salon ManMuti, IIe de Re
2014 Galerie Le Soleil sur la place, Lyon
Galerie le salon ManMuti, IIe de Re
2011 Galerie Pons, Lyon
2009 “Rétrospective des artistes de la galerie” Galerie Pons, Lyon
Le manteau du Jardinier

déméter

Le manteau du Jardinier
Extrait de l’exposition du 23 janvier au 7 mars 2020

le troisième jour – Peintures
Extrait de l’exposition du 11 avril au 18 mai 2013

C’est le grand pays, celui des extraordinaires rencontres, celui qui détient tous les secrets confiés aux clairières, celui dont les mirages aquatiques captivent, celui dont le ciel est un pur miroir, un lieu gardé farouchement par son unique souveraine, la nature, notre mère initiale, détentrice de tous les éléménts primordiaux. Pour accéder à cet éternel éden, deux clés permettent de faire jouer la serrure de la porte cachée à tous les regards, la première a la forme de l’émerveillement, la seconde ressemble au visage d’une fleur des champs. Simplicité et attachement, force et délicatesse, beauté et constance, sont les mots animant cette contrée totalement ignorée de la multitude qui a oublié ses paradis d’enfance. Quelques êtres, hors du temps, y résident et parcourent inlassablement ses landes, ses sous-bois, ses prairies, ses champs. Parmi eux, le Jardinier, gardien attentif, orfèvre et tailleur, et la mémorialiste, déméter, qui en imprime, dessine et peint tous les portraits car elle sait, intimement, que le même souffle nous unit au végétal et à tout ce qui vit silencieusement.
Ses représentations d’un univers délaissé, humble et immuable, nous entraînent vers des rives où la conscience commune du vivant apparaît dans l’éclat solaire d’iris, graciles et fières sentinelles de la quiétude des étangs, dans un fruit presque mûr, ensommeillé sous l’habit protecteur qu’un ami lui a donné, dans la parure endiamantée d’un premier cep, dans le viril aspect d’un second et, plus loin, comme un modèle, dans la sereine pose de l’eau, que couronnent des nénuphars impassibles. Et, si tout nous semble familier, c’est parce que nous sommes de très proches parents, nous sommes toutes les fleurs, nous sommes l’onde transparente qui réfléchit, nous sommes ce qui surgit de terre, nous sommes l’arbre espérant le manteau du Jardinier.
Si déméter décrit notre destinée, sans détour, passionnément, par ces petits colliers de menues branches, ces bracelets de feuilles, ces bagues d’écorce, ces étoiles de rameaux fragmentés, c’est que nous ne sommes que cela et rien d’autre dans le grand pays. Notre existence est à l’image de ces éphémères créations, comme les traces légères des fleurs imprimées dans des pages immaculées, sous une poussière de neige. De la couleur au noir et blanc, les tableaux, ceux de notre trop court passage dans le jardin du possible, oscillent entre apaisement et tendresse. Tout ce qui est représenté est empli de ces deux sentiments, couple indissociable, et la douceur qui en émane nous rassure sur la poursuite de l’humaine odyssée, dans l’étrange séjour du terrestre rêve.
Les œuvres de déméter débordent de vie, de la plus infime particule qui ne sait plus si elle est végétale ou animale, à la plus imposante qui se rapproche insensiblement de l’apparence humaine. Sur la toile, sur le papier, c’est une profusion de mouvements, tout vibre, tout se déplace, tout palpite. Des cœurs habitent toutes ces formes et les guident vers un accomplissement vital. Le vivant respire, en-dehors et au-dedans du cadre, sur et sous la toile, le vivant caresse la matière qui l’accueille et s’y fond amoureusement. Ces ardentes créations imaginaires, marquées du sceau de la réalité, c’est tout l’art de déméter, celle qui aime tant le grand pays qu’elle y passe ses jours et ses nuits, à la recherche de nos semblables élémentaires, en quête de nos parallèles parentés, sur le chemin qui mène à l’immense candeur de l’âme originelle.

Gérard Duchêne, janvier 2020

Biographie

Née à Macon, France. Vit et travaille à Lyon.
Formation École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon.

1971 – 2005 Enseigne les Arts Plastiques et les Arts Appliqués à l’Éducation Nationale
1985 – 1991 Conception de costumes pour la Compagnie Françoise MAIMONE
Expositions sélectionnés
2020 “Le manteau du Jardinier” GALERIE 48, Lyon
2018 La Grande Galerie, Savasse
2016 Salon Tony Tollet, Lyon
2013 “le troisième jour” GALERIE 48, Lyon
2009 Galerie du Parc, ARTAS
2005 Galerie Patick et Chantal PONS, Lyon
2004 Galerie Le Soleil sur la place, Lyon
2002 – 04 Salon du Sud-Est, Lyon
2001 Salon de Mai, Paris
2000 Salon du Sud-Est, Lyon
1999 Musée des Beaux-Arts, Chambéry
1997 Galerie Le Soleil sur la place, Lyon
1995 Salon du Sud-Est, Lyon
1991 Galerie Hermés, Lyon
1990 Salon d’Automne, Lyon
1987 Galerie Hélium, Paris
1984 Salon Figuration Critique, Paris
Galerie Liliane François, Paris
Galerie <K>, Lyon
1982 Galerie Liliane François, Paris
1981 Galerie <K>, Lyon

Olivier DERESSE

PERCEPTIONS
Extrait de l’exposition du 1er décembre au 28 décembre 2012

“Face à la peinture d’Olivier Deresse, on entre à son insu dans un espace dense, intense, à la fois harmonieux et saccadé, dont les tonalités chatoyantes et déchirantes rythment l’espace.
Ce pourrait être le détail d’un tableau illimité qui pourrait ainsi se prolonger à l’infini.
Arrachements, recouvrements de lambeaux de peinture se superposent en une déclinaison harmonieuse.
Le fond et la surface se confondent, se brouillent, les couleurs s’éloignent ou se rapprochent, bribes de non-dits qui témoignent de la sensibilité pure.
L’œil sollicité, actif devant une surface que l’on pourrait croire statique, cherche malgré lui des repères, un sens, une signification à ces haillons de peinture qui jouent à cache-cache entre eux et avec le spectateur.
Malaisé et mouvementé, dans ce lieu chaotique et insaisissable, on se rassure en se raccrochant à quelque élément familier, un arbre, un fragment de ciel, une fraction d’océan que l’on devine.
Confiant, on croit enfin percevoir quelque paysage mystérieux qui, en réalité, ne fait que mieux vous projeter dans quelque énigme secrète et profonde.
Je connais bien Oliver Deresse, et je sais que la somme de ces arrachements, de ces strates est faite de violence contenue, maîtrisée mais aussi douloureuse.
Ce paysage est celui, souterrain, de l’âme, le lieu d’asile d’une sensibilité exacerbée qui se cache à coup d’éclats de peinture.
Après des études solides, une profession dans laquelle il s’était taillé la part du lion, il n’a pu échapper à ce piège de solitude et d’abnégation qui lui est apparu alors, comme la seule issue possible, une « Nécessité intérieure » qui a imposé avec force et clarté son diktat, apportant ainsi l’épaisseur du vécu et la force de la détermination.”

Marie-Hélène GRINFEDER / Paris, le 28 juin 2006

Biographie

Peintre français, né à Paris en 1961.

1985 Fin des études. Maîtrise puis DESS sur les marchés financiers à l’Université de Paris-Dauphine
1986 – 2003 Travaille à Londres puis à Paris en tant que trader puis responsable du trading obligataire pour de grandes banques internationales
Dernières expositions
Juin 2005 Galerie terres des Arts – Paris
Nov. 2006 Manifestation d’art contemporain MAC2006 – Paris
Mai 2007 Salon des artistes européens de Beijing – Pékin
Juin 2007 Polo de Paris
Jan. 2008 Galerie Nichido – Paris
Juil. 2008 Galerie des remparts – Bordeaux et Le Mouleaux
Déc. 2009 Galerie Nichido – Paris
Oct. 2011 Galerie Nichido – Paris
Mars 2012 Galerie Athalie – Tokyo
Déc. 2012 Galerie 48 – Lyon